Révolte et colère contre Ould Abbas

Les familles des victimes du terrorisme de Sidi Moussa, tiendront aujourd’hui un rassemblement au niveau de la Cité des 106 logements dont ils étaient initialement bénéficiaires. Cette décision a été prise suite au changement, par le ministère du Travail et de la Solidarité nationale, de la liste établie par la commission. Lors d’un point de presse organisé hier au niveau du nouveau siège de SOMOUD sis à la cité Bougara (Sidi Moussa), M. Merabet Ali, président de cette association, a déclaré que « les familles des victimes du terrorisme de Sidi Moussa sont en colère contre Djamel Ould Abbas, ministre du Travail et de la solidarité nationale, et révoltées contre l’injustice ». Le même intervenant a indiqué que la liste des bénéficiaires, a été arrêtée et rendue publique le 09 avril 2000 par la commission installée à cet effet. Celle-ci, présidée par le P/APC de Sidi Moussa, était composée des représentants d’associations des victimes du terrorisme, en présence d’un représentant du ministère de la Solidarité nationale. La dite liste a été ignoré ignorée et remplacée par une liste de veuves, bénéficiaires inconnues, élaborée sur la seule initiative du ministère de la Solidarité « à des fins politiques et de clientélisme.  » M. Merabet a mis l’accent sur le piétinement dont a fait l’objet, selon lui, la souveraineté de la commission : « nous sommes contre la volonté d’Ould Abbas de s’accaparer d’un projet qui était préalablement élaboré en partenariat avec l’APC de Sidi Moussa octroi du terrain au profit des victimes du terrorisme de Sidi Moussa), subventionné par l’ambassade du Koweït » ; Avant d’ajouter : « nous sommes contre la volonté d’instaurer une cité de veuves de la tragédie nationale ». Par ailleurs, le président de l’association SOMOUD a déjà adressé des requêtes au président du Sénat, au président de l’APN et à l’ambassadeur du Koweït. Rappelons que depuis la validation de la liste, en avril 2000, les citoyens de Sidi Moussa qui avait été retenus comme bénéficiaires, attendent, en vain, la distribution des « logements achevés en 2000 » et selon M. Merabet «La commune de Sidi Moussa enregistre plus de 800 victimes du terrorisme dont la majorité n’a pas encore bénéficié de nouveaux logements». Enfin, le conférencier a exprimé la revendication de son association, en disant : «nous demandons que la décision de distribution de ces logements revienne à notre association».

B. Nawel.