Aïn El Hammam – L’Aïd dans une ambiance festive

La fête de l’Aïd a commencé à Aïn El Hammam bien avant l’heure. Depuis plusieurs jours La ville a pris un autre rythme. D’aucuns disent que l’ambiance précédant le jour J de la fête est plus belle que la fête en elle-même. Durant les derniers jours du mois de carême, les rues de la ville de Aïn El Hammam ont renoué avec la gaieté coutumière des grands jours. La rue Colonel Amirouche était devenue un centre commercial à ciel ouvert. On y trouve de tout. Les étals de vêtements ne désemplissaient pas d’hommes et surtout de femmes qui, comme des butineuses, vont d’un lieu à un autre à la recherche qui d’un pantalon qui d’un t-shirt pour habiller décemment leurs enfants. Ils réfléchissent, cependant, à deux fois avant de se décider face aux prix élevés affichés pour la circonstance. «Il n’est plus question d’habiller un garçon de douze ans à moins de six mille dinars. Je ne parle pas de qualité supérieure, bien sûr», nous confiait une mère, accompagnée de ses deux enfants. À Michelet, l’Aïd ne pouvait pas avoir lieu sans ces principaux acteurs qui la rendent encore plus belle : les enfants. C’est avant tout leur fête, car sans eux, elle ne serait qu’un simple jour férié. Dans aucun foyer, on ne peut concevoir un tel événement sans les enfants. On fait des folies, on paie cher certains produits pour, selon la formule consacrée, «faire plaisir aux enfants». Conscients du comportement de leur clientèle, les commerçants ont rivalisé de stratagèmes pour attirer leur jeune clientèle à laquelle les parents ne pouvaient rien refuser. Des jouets de toutes sortes ainsi que des armes factices de tous calibres étaient exhibés à tout va. Les pétards, plus dangereux les uns que les autres, étaient étalés à même le sol. Leurs prix ainsi que les dangers qu’ils représentent n’ont pas empêché certains adultes d’en acquérir. Les fillettes, à une époque «interdites» de marché ont pris ces derniers temps une grande place auprès des garçons. Elles s’affairaient, elles aussi, à acheter les kits de cuisine ou des poupées «Barbie» et autres. Tous ces achats, devenus inévitables, n’ont pas été sans donner des soucis à ce jeune père de trois enfants qui nous rappelait : «Après les dépenses du mois de Ramadhan, celles de l’Aïd El-Fitr, les fêtes de mariages et de circoncisions qui pointent à l’horizon, finiront par donner le coup de grâce aux portefeuilles les plus garnis».

A. O. T.