Le chef du service de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou, le commissaire de police Belaid Yacine, a affirmé jeudi dernier lors d’un point de presse tenu pour la présentation du bilan des activités des services de police durant le mois de Ramadhan, qu’ «il n’y a pas d’insécurité à Tizi-Ouzou». Il a précisé en réponse à des questions de journalistes, qu’ il n’y a pas une grande criminalité à Tizi-Ouzou et que la situation sécuritaire n’est pas alarmante». Les journalistes n’ont pas manqué de soulever la marche des citoyens du début de la semaine passée, revendiquant plus de sécurité suite à l’assassinat d’un gardien de parking à la nouvelle-ville de Tizi-Ouzou. A cette question, le chef du service de la police judiciaire a fait remarquer que «500 policiers, dont des femmes, ont été mobilisés durant tout le mois sacré de Ramadhan, ce qui a permis à des familles et à des femmes seules ou accompagnées de leurs enfants de sortir le soir après le f’tour pour ne rentrer que vers l’heure du s’hor (l’aube), ce qui dénote que la sécurité des biens et des personnes était garantie». Concernant l’assassinat du gardien de parking (K. M., 42 ans) qui a eu lieu dans la nuit du 23 juin dernier à la nouvelle-ville lors d’une bagarre, le même responsable a expliqué que «deux heures après le crime, les services de police ont pu, grâce à un travail de renseignement, identifier et localiser les présumés auteurs, qui ont été appréhendés dans la localité d’Azazga (à 32 km à l’Est de Tizi-Ouzou), alors qu’ils étaient en fuite à bord d’un véhicule qui a été également saisi. Les services de police ont fait un travail efficace et rapide». Et de préciser : «Les armes du crime cachées dans la malle d’un autre véhicule ont été également saisies au même titre que ce second véhicule». Le commissaire Belaid a rappelé que depuis le début de l’année en cours, il n’a été déploré que deux cas de mort avec armes blanches au niveau de la wilaya, ajoutant que les services de police poursuivent leurs efforts afin d’assurer la sécurité à tous les niveaux, aux habitants de Tizi-Ouzou. Abordant l’intervention de la police lors des meetings et rassemblements du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK, non agréé), il a expliqué que «ces meetings et rassemblements, durant lesquels des interpellations ont été effectuées, sont motivés par deux éléments, à savoir l’absence d’une autorisation dûment délivrée par les services habilités pour leur tenue et l’atteinte aux symboles de l’Etat, dont l’emblème national ». Quant à l’intervention de ce même corps de sécurité lors de la fermeture du siège de la daïra d’Iferhounène suite au problème d’eau de la commune d’Illilten, le commissaire de police a souligné que «dans ce genre de mouvement, la police n’utilise pas la force car elle privilégie le dialogue et essaie d’être un médiateur entre les manifestants et les autorités concernées».
H. T.
