Comme chaque année, à cette période précise, les bacheliers peinent à accéder au site du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour les préinscription.
En effet, depuis avant-hier, début des préinscriptions universitaires, les bacheliers prennent d’assaut dès les premières heures de la matinée les deux cybercafés du chef-lieu municipal. Dans cette commune, faudra-t-il le dire, peu de personnes ont l’opportunité d’accéder à internet, notamment dans les villages où même encore la 4G LTE n’est pas encore arrivée. Pour prendre place dans un cybercafé en ces temps de grande chaleur, il faudra patienter d’autant plus que le nombre de postes est réduit dans ces deux endroits. D’autre part, nous signalent les usagers de cette technologie, la connexion est souvent coupée. «Il y a trop de coupures par jour. À peine l’opération lancée, soit c’est la connexion qui est coupée soit c’est une coupure du courant électrique», nous répondra un usager de ce moyen. Et au gérant d’un cybercafé de dire, «Certains mettent beaucoup de temps pour ouvrir le site et pour fixer leur choix. Ce sont des opérations qui prennent vraiment du temps. Certains d’entre eux me sollicitent même à faire cette tâche à leur place. Vraiment, c’est un casse-tête. De peur que d’autres imprévus surviennent, les bacheliers se hâtent à s’inscrire», nous confiera un gérant d’un cybercafé. Ceux qui paraissent impatients n’attendent pas d’avoir un tour, ils se déplacent dans un sens ou dans un autre. C’est-à-dire vers Draâ El-Mizan ou Draâ Ben Khedda équidistantes (17 kilomètres de part et d’autre) du chef-lieu. «Si je continue à attendre ici, je vais perdre encore une autre journée. Déjà le premier jour, je n’ai pas pu m’inscrire. Vais-je encore attendre?», nous interrogera cette jeune fille qui allait prendre un fourgon en direction de Draâ Ben Khedda. Ces futurs bacheliers auraient voulu que des dispositions plus sûres soient prises avant le lancement de cette opération, en leur ouvrant, par exemple, les portes des lycées de toute la wilaya dotés d’internet. Parce que, diront certains d’entre eux, aller jusqu’à l’université de Tizi-Ouzou pour s’inscrire n’est guère une solution en ces temps de canicule. À quand alors la généralisation de l’internet dans cette commune rurale de plus de vingt-cinq mille habitants?
Amar Ouramdane

