Le mont Gouraya réduit en cendres !

Partager

Du mont Gouraya jusqu’au col de Chellata, en passant par Tizi N’Berber, Aokas, El-Kseur et Oued Ghir, des troncs d’arbres calcinés se dressent à perte de vue.

Et pour cause, plusieurs incendies ravageurs se sont déclarés dans ces contrées dans la nuit de jeudi à vendredi, réduisant en cendres des centaines d’hectares entre broussailles, forêt et maquis. Au pied de la ville de Béjaïa, un paysage de désolation s’offre aux yeux : Des centaines d’hectares de maquis, de forêt, de broussailles et d’arbres sont ravagés par les flammes dans la nuit de jeudi à vendredi. Les habitants de la ville, notamment ceux des quartiers Sidi Ahmed et Dar Nacer, réseaux sociaux aidant, s’interrogent qui est à l’origine de ces feux et vers qui pointer un doigt accusateur. Qui sont ces pyromanes qui osent mettre le feu à tout sans se soucier de la sécurité de milliers d’âmes ? Quelques uns croient savoir que des individus sans scrupules s’ingénieraient à allumer la mèche pour se faire des assiettes de terrains à vendre au pied du parc national du Gouraya (PNG), un site protégé et classé. «Ce sont peut-être ces gens de la mafia du foncier qui sont à l’origine de ces incendies», accuse-t-on. Affichant une mine déconfite, un quadragénaire regrette de son côté les dizaines d’hectares du couvert végétal du PNG, qui sont calcinés par les flammes. Le seul pactole qui reste à la ville de Béjaïa, est désormais réduit en cendres. Au moins cinq autres départs de feu ont été dénombrés aux quatre coins de la wilaya de Béjaïa dans la nuit de jeudi à vendredi. Les flammes ont parcouru des centaines d’hectares. Plusieurs régions difficiles d’accès ou carrément inaccessibles étaient en proie aux flammes dans les communes de Chellata, Tizi n’Berber et Aokas. Hormis des forestiers, les sapeurs pompiers ne pouvaient atteindre ces zones pour circonscrire les incendies en raison de l’inexistence de pistes, laissant le couvert végétal à la merci des flammes. Les responsables de la conservation des forêts de la wilaya de Béjaïa avaient, à maintes reprises, regretté la «non dotation des soldats du feu en moyens aériens» pour intervenir sur des zones inaccessibles par voie terrestre.

D. S.

Partager