Tazmalt La sardine vendue à l’air libre sous la chaleur – Que fait la direction du commerce ?

La sardine vendue dans la ville de Tazmalt demeure relativement chère. Ses prix oscillent entre 200 et 300 DA/kg.

Ce commerce est soumis, depuis des années, à une fluctuation de ses cours. De ce fait, les prix demeurent toujours « instables ». Ils peuvent, par conséquent, augmenter et baisser en un laps de temps court. Faut-il noter que ce produit de mer demeure toujours très prisé par les ménages, lesquels se le permettent (les plus nantis d’entre eux, bien évidemment) même s’il atteint des prix astronomiques, 600-800 DA/kg! Sur un autre registre, il y a lieu de souligner que la vente de la sardine ne se fait toujours pas dans les conditions de commercialisation requises. Comme c’est l’été et les températures augmentent significativement, cette denrée, sensible à la chaleur, continue d’être vendue dans la rue par des poissonniers, et ce, au mépris des règles d’hygiène. Au petit matin, la sardine est transportée dans des caisses au marché couvert de la ville, situé entre le centre commercial et l’agence postale, pour y être écoulée. Au début, la marchandise descendue du « camion-frigo » est « fraîche », cependant, au fil des minutes, elle devient de plus en plus rassie à cause de la température qui avoisine les 40 degrés. Pour la « rafraîchir », les poissonniers l’aspergent d’eau, en ne sachant pas que cela ne fait que rajouter une couche à une sardine déjà mal-en-point. Néanmoins, le règlement fixe la fin de la commercialisation, à l’air libre, de ce produit périssable vers les coups de 10h. Toutefois, cet horaire reste toujours discutable, et sujet à réserves! Sur un autre plan, nous avons été surpris de constater, toujours dans la même ville de Tazmalt, un poissonnier ambulant vendre de la sardine dans un biporteur à manche. Un « spectacle », plutôt, inhabituel, pour un commerce tant décrié car les marchands ne s’inquiètent guère de l’hygiène et de la nécessité de garder au frais la sardine vendue! Le vendeur itinérant en question arpentait les artères de la ville pour écouler de la sardine mise dans son biporteur muni d’un petit frigo isothermique à casiers! Il est à noter que ce biporteur peut être acquis pour les poissonniers ambulants, et ce, dans le cadre de l’aide à l’emploi pour la formule « Angem ». Cela dit, la direction du commerce est sérieusement interpellée pour mettre fin à la commercialisation anarchique de ce produit surtout en ces temps de canicule.

Syphax Y.