Draâ El-Mizan – La stèle du 1er novembre attend sa reconstruction

Selon le président de la Kasma des Moudjahidines locale, la stèle dite du « 1er novembre 1954″, sise au carrefour du centre-ville, sera prise en charge. En effet, cette stèle est érigée dans ce lieu hautement historique, parce que c’était à partir de ce point précis que les premiers maquisards avaient tiré des balles en direction de la brigade de la gendarmerie coloniale dans la nuit du 31 octobre au premier novembre 1954. Accidentellement, un camion transportant des gravats a dérapé en mars 2007 et a entièrement détruit ce petit monument. Depuis, M. Ali Iabadène, car c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas cessé de faire des démarches pour que cette stèle soit reconstruite et remise à sa place.  » J’ai fait des rapports avec photos et j’ai frappé à toutes les portes. La réponse est toujours la même : elle sera reconstruite. Cela fera bientôt dix ans », nous répondra-t-il quand nous l’avions approché à ce sujet. Pour notre interlocuteur, le projet est en bonne voie.  » En principe, elle sera prise en charge en même temps que les aménagements prévus dans le cadre de l’amélioration urbaine. Elle fait partie de la même étude. Souhaitons qu’elle se concrétise », nous expliquera-t-il. En effet, si la ville subit de grands aménagements, notamment la route principale avec l’implantation de bordures et le dallage des trottoirs, il est attendu que le centre-ville, n’ayant pratiquement pas changé depuis l’indépendance, soit relooké.  » Les opérations interviennent les unes après les autres. Mais, je vous assure que le centre-ville est concerné en premier lieu », nous confiera une source proche de l’APC. Dans le registre de la restauration des carrés des martyrs, le premier responsable de l’organisation locale des Moudjahidines nous dira que toutes les fiches techniques concernant ces monuments sont faites et que les travaux dans certains d’entre eux seront lancés incessamment. Par ailleurs, il est attendu, comme prévu par l’APC, l’aménagement de la placette devant la fresque murale dédiée aux cinq colonels de l’ex-commune mixte, à savoir Krim Belkacem, Ali Mellah, Amar Ouamrane, Mohamed Zamoum dit Si Salalh et Slimane Dehilès, ainsi que sa protection avec un panneau en plexiglas car elle s’effrite de jour en jour. D’ailleurs, même une enveloppe financière lui aurait été allouée.

Amar Ouramdane