L’installation hier du recteur Moussa Zireg à la tête de l’université Akli Mohand Oulehadj s’est effectuée en présence du SG de l’enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que des autorités civiles et militaires de la wilaya. Dans son intervention, le représentant du ministre de tutelle après avoir considéré que cette décision n’était pas une sanction mais une promotion pour l’ancien responsable de l’université il s’est longuement attardé sur le chemin parcouru par ce haut lieu du savoir et de la recherche qu’est l’université de Bouira depuis qu’elle n’était encore qu’une annexe avant de devenir un centre universitaire et enfin ce qu’elle est aujourd’hui. S’il a déploré le faite qu’il ne lui manque qu’un département pour être complète, il a cependant rendu hommage aux professeurs, aux étudiants et aux fonctionnaires qui œuvrent ensemble pour son rayonnement. Bien que classée parmi les plus petites eu égard à sa création toute récente (en septembre 2012), l’université Akli Mohand Ouelhadj a été présentée par le porte-parole du ministère comme faisant partie de celles qui «taquinent les anciennes universités» dans la rivalité fructueuse qui les opposent sur la voie de la connaissance et du développement du pays. Ces résultats qualifiés de positifs par ce responsable ont été saisis encore une fois pour souligner les compétences de l’homme qui a été derrière eux. À l’en croire, c’est même en raison de ces qualités professionnelles qu’il a été appelé à d’autres fonctions. Prenant à son tour la parole, le wali a évoqué le climat sain qui a toujours prévalu en ces lieux de recherche et d’émulation à l’origine de la formation de cadres et de profs dont la wilaya a un pressant besoin pour ce développement. Il a, à cet égard, mis en exergue la vocation de la wilaya qui n’est plus seulement agricole, mais polyvalente en ce sens qu’elle intègre dans sa politique l’artisanat, l’industrie, le bâtiment et d’autres secteurs demandeurs de savoir-faire et de compétences professionnelles. Louant lui aussi le prodigieux bond accompli par cet université qui compte actuellement 23 000 étudiants, il a exhorté le nouveau recteur à travailler en groupe pour dépasser les rivalités qui se développe au sein de cette institution et freinent le progrès. Reprenant la parole, le SG a présenté le nouveau recteur comme quelqu’un de compétent ayant débuté sa carrière comme prof de physique et occupé plusieurs postes, dont le dernier en date est celui de recteur de Batna. Encore une fois, sans rabaisser le mérite de l’ancien promu donc à un poste plus important, il a considéré cette nomination au poste de recteur comme faisant partie du mouvement des recteurs et comme la volonté du ministre de l’Enseignement de «donner un nouveau souffle» à cette université.
Aziz Bey.
