Sidi-Aïch Les consommateurs sont une nouvelle fois les dindons de la farce – Envolée des prix du poulet

Les consommateurs sont une nouvelle fois confrontés à une flambée des prix de presque toutes les denrées alimentaires.

La filière avicole n’échappe pas à cette règle, d’autant plus que l’envolée des prix du poulet a connu une surchauffe en un temps record. Les ménages se trouvent confrontés à une frénésie des prix qui touchent les viandes blanches. «Le poulet évidé et emballé est proposé à 380 DA le kilo», confie un commerçant. Dans le même sillage, le prix d’un plateau d’œufs est cédé à 350 dinars. Les grossistes justifient cette situation par le fait qu’il y a pénurie et cherté de l’aliment sur le marché. Les pouvoirs publics n’ont cessé de s’intéresser à ces fièvres intermittentes qui s’emparent du marché mais en vain. Le poulet se fait trop cher ces derniers jours. Les cours des marchés observent depuis ces dernières semaines des hausses spectaculaires. Et pourtant, nous sommes loin derrière les périodes de pic de consommation, provoqué principalement par l’avènement du mois de Ramadhan. Un petit tour dans les différents points de vente de la ville de Sidi-Aïch était nécessaire pour évaluer de près la variation du prix de la volaille. Les prix pratiqués sont quasiment les mêmes. «N’importe où vous allez, vous ne relèverez pas un grand écart de prix», nous informe un vendeur de volaille. En effet, la situation reste presque identique au niveau de tous les marchés et autres bouchers et épiciers. Les autres villes ne sont pas en reste. Bien que les ventilations changent par région, la flambée se confirme au niveau national. «Ces variations dépendent principalement de l’offre et de la demande», souligne un autre vendeur. «Ainsi, il ne faut pas perdre de vue que des mois auparavant, la baisse de consommation a fait que les éleveurs ont vendu à des prix moindres du coût de la production. Le mois de mars a connu, par ailleurs, une baisse sensible du prix du poulet sans que personne ne se soucie de notre sort. Nous étions sur le carreau en vendant à perte notre production», nous confie un aviculteur de la région d’Akfadou. Par ailleurs, les raisons de cette augmentation des prix ne semblent pas évidentes aux consommateurs, qui sont, pourtant, obligés d’acheter le poulet vu les prix exorbitants des viandes rouges. Dans l’incapacité d’acheter de la viande rouge, les Algériens se rabattent ainsi sur la volaille. Or, depuis plusieurs semaines, le prix du poulet connaît, lui aussi, une hausse vertigineuse. Le prix affiché du poulet faisait presque fuir. «Les consommateurs sont une nouvelle fois les dindons de la farce», ironise un père de famille.

Bachir Djaider