Bechloul – L’oued transformé en mare nauséabonde – Un effroyable foyer d’épidémies en pleine ville

Le petit ruisseau qui traverse en plein centre la ville de Bechloul qui fait le double office de chef-lieu de commune et de daïra et qui reçoit les rejets d’assainissement est transformé par la force des choses et la défaillance humaine en véritable répugnante mare puante sur une longueur d’environ cent mètres sur vingt mètres de large, d’où montent des odeurs nauséabondes qui empestent à longueur de journées et même de nuits de manière discontinue tant les habitations que les deux alignements de toutes sortes de commerces des deux côtés de ce cours d’eau.

Ces eaux usées, qui sont stagnantes sous forme d’une effroyable mare, sont dues à la faible forme de pente obtenue lors de son aménagement par des murs de soutènement et une couche de béton dans le lit même, suite à un catastrophique débordement il y a quelques années. Débordement qui a fait des dégâts notamment dans les étals des marchands ambulants de fruits et légumes, lesquels ont été par la suite délogés de cet endroit.

Le débordement a bloqué durant plusieurs heures la circulation routière sur la RN 05, suite à quoi a été déclenchée cette opération d’aménagement en forme de correction torrentielle. A l’heure actuelle, et en l’absence d’une plus qu’indispensable opération de drainage et de nettoyage du lit, un tissu végétal a poussé sur le passage même du ruissellement des eaux usées et fait office d’obstacle, à l’origine de la stagnation, lequel obstacle a été aggravé par toutes sortes d’ordures et déchets ménagers et emballages de marchandises qui traînent à l’intérieur du ruisseau particulièrement sous les deux ponts qui l’enjambent, celui de la RN 05 et celui de la voie ferrée, distants d’à peine de vingt mètres l’un de l’autre.

Une dangereuse stagnation du liquide usé qui aurait pu être évitée rien que par une simple opération de nettoyage qui ne demande ni de grands efforts ni encore moins d’importants moyens financiers d’autant plus que l’endroit est accessible à un engin des travaux publics tel qu’une niveleuse ou un chargeur qui mettront moins d’une journée pour le débarrasser de ces obstacles et éliminer du coup ces mares et ses retombées des plus catastrophiques sur l’environnement et la santé publique. Ce ruisseau où stagnent en permanence les eaux usées ressemble à l’ex Oued El Harrach et ne semble déranger aucune autorité ni encore moins les services d’hygiène et ceux de la prévention.

Oulaid Soualah