Depuis son inauguration en 1981, hormis la petite mosquée qui avait été édifiée et qui continue de remplir ses fonctions et à un degré moindre, l’agence postale, toutes les autres structures qui faisaient la fierté à cette époque, de ce village socialiste agricole(VSA) d’Adila ont été squattées ou avaient changé à l’exemple du hammam, de l’antenne de mairie, du centre de santé ou de ce que fut le Souk El Fellah. Cependant, pour la petite mosquée, malgré la volonté des comités religieux qui se succédèrent, elle n’avait pas cessé de connaître également des problèmes. «Pour toute mosquée, le rôle de l’imam est prépondérant, c’est pour cela que le ministère des Affaires religieuses et des wakfs nomme et prend en charge ces fonctionnaires pour permettre le bon fonctionnement de ce lieu de culte», nous confie l’un des anciens membres du comité religieux tout en ajoutant que cette prise en charge du salaire ne suffit pas car il faut que l’imam affecté soit logé. «Pour le village socialiste agricole dont la mosquée avait été construite par l’état à l’instar de la poste, de l’antenne de maire, du centre de santé et autres, le problème de logement d’astreinte pour l’imam ne s’était pas posé puisqu’une habitation lui avait été affectée dès sa prise de fonction. Mais voilà qu’en 1993, profitant de l’application de la cession des biens de l’état, l’imam demanda son affectation et profitant de cette disposition, il vendit son logement et partit avec un joli pactole pour laisser son successeur, en l’occurrence Cheikh Ali Naili, sans toit hormis la petite «Maksoura» de la salle de prière et cela durant quatorze longues années avant sa promotion dans le cycle de l’inspectorat alors que les autres imams successifs rencontreront le même problème de logement», nous confie notre interlocuteur. Aussi devant ce problème récurrent, le comité religieux de ladite mosquée a décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire d’une pierre, deux coups. «La salle de prière autant que la salle d’ablution ne peuvent plus contenir le nombre croissant de fidèles donc, comme nous disposons d’un terrain attenant adéquat, nous avons décidé d’agrandir la salle de prière et de deux, la salle d’ablution et de trois aménager au dessus un logement décent pour l’imam», nous déclare l’un des fidèles rencontré à proximité de ce lieu de culte où les travaux sont en bonne voie de finition.
Essaid Mouas
