Éducation nationale – Le calendrier de l’année scolaire 2016/2017 fixé – La rentrée le 4 septembre

Mme Benghebrit a assuré, récemment lors d’une conférence de presse tenue à Alger, que le changement des programmes scolaires aura pour conséquence l’élaboration de nouveaux livres et manuels scolaires.

Après une année scolaire 2015/2016, marquée notamment par plusieurs mouvements de protestations, à l’image du dossier des enseignants contractuels qui a fait couler beaucoup d’encre l’année dernier, mais aussi par les nombreux cas de fraude enregistrés durant l’examen du Baccalauréat et la fuite massive des sujets sur internet et les réseaux sociaux, chose qui a conduit à l’organisation d’une sessions partielle du BAC, le ministère de l’Enseignement semble déjà s’apprêter à la nouvelle année scolaire, en fixant d’ores et déjà le calendrier de la rentrée et des vacances scolaires.

En effet, c’est dans un communiqué rendu public, hier, que le ministère de l’Éducation nationale a fixé le calendrier et les dates pour la rentrée scolaire 2016/2017 ainsi que pour les vacances. Ainsi et pour les employés et le personnel d’administration, le retour est prévu pour le dimanche 28 août prochain. Les enseignants, pour leur part, regagneront les établissements quatre jours après, soit le mercredi 31 août. La grande rentrée des classes pour les élèves se fera à partir du dimanche 04 septembre.

Par ailleurs, le même communiqué précise que les vacances d’autonome sont prévues, du 27 octobre au 06 novembre. S’agissant des vacances de l’hiver, elles sont prévues du 15 décembre 2016 au 06 janvier 2017. Les vacances du printemps ont été programmées du 16 mars ou 03 avril 2017. Quant aux vacances d’été elles débuteront le 06 juillet 2017.

Une nouvelle année et de nouveaux défis

À noter, pour rappel, que l’année scolaire 2016/2017 connaîtra également l’application de nouvelles réformes de deuxième génération du système éducatif. Selon la ministre de l’Éducation, Mme Nouria Benghebrit, il s’agit d’un programme ambitieux qui concrétise la volonté de changement qualitatif inscrit sur le registre des reformes prévues par le secteur de l’éducation nationale. M. Benghebrit a assuré récemment lors d’une conférence de presse tenue à Alger, que le changement des programmes scolaires aura pour conséquence l’élaboration de nouveaux livres et manuels scolaires.

La ministre a révélé que son département a mis au point un livre unifié pour la première et la deuxième année primaire. Mme Benghebrit a ajouté dans le même contexte que si les réformes de 1979 ont réussi à gagner les défis «de l’algérianisation et de la gratuité de l’enseignement, le défi aujourd’hui est celui de la qualité», estimant que cela est une revendication de toute la société. «Il est de la responsabilité de l’école algérienne qui a bénéficié d’investissements considérables de satisfaire aujourd’hui cette revendication et de mieux répondre aux aspirations de toute la société», a indiqué la ministre de l’Éducation nationale.

Elle a ajouté dans le même contexte que les réformes de deuxième génération seront entamées dans une première étape à partir de la rentrée scolaire 2016-2017 au niveau des première et deuxième années primaire ainsi qu’à la première année du cycle moyen avant d’être généraliser aux autres niveaux de l’enseignement. Les matières scientifiques seront dispensées en langue française. «Le programme de ces réformes sera précédé par des sessions de formation au profit des encadreurs et les inspecteurs», a également indiqué Mme Benghebrit.

La prochaine année scolaire sera caractérisée aussi par une autre réforme. Il s’agit de la réforme du Baccalauréat. Le projet en cours d’élaboration sur la réforme de cet examen sera soumis au Gouvernement au terme des vacances d’été. Parmi les points proposés, la réduction du nombre des jours d’examen de cinq à trois jours parallèlement à la révision à la baisse du nombre des épreuves. En gros, il s’agit de défis considérables que la ministre de l’Éducation a soulevés pour cette nouvelle année.

Selon des experts de l’enseignement, les réformes de deuxième génération, si appliquées, auront un impact sans précédent sur l’école algérienne. Elles réussiront à faire soustraire l’appareil éducatif national de la menace islamo-baâthiste qui gangrène depuis plusieurs années ce secteur. Avant même leur application, des voix de ce courant se mobilisent déjà pour contrecarrer ces réformes. Certains lui reprochent de s’appuyer sur l’expertise française dans la conception de ses réformes.

«Nous avons des conventions avec une cinquantaine de partenaires étrangers. Nous travaillons également avec l’UNESCO. Nos partenaires ne sont nullement habilités à intervenir dans le contenu des programmes. Leur rôle est de nous aider sur le plan méthodologique», a-t-elle déclaré. Il faut dire que depuis l’installation de Nouria Benghebrit, une vague de dénigrement très agressive a été dirigée contre elle sur les réseaux sociaux, en raison de ses idées progressistes.

O. K.