Point d’ordre – La politique en panne ou en vacances

Par S. Ait Hamouda

Les partis politiques dorment en attendant la rentrée sociale qui leur offrira de quoi se sustenter politiquement parlant. Ils cherchent le consensus, le dénominateur commun, le point de convergence, mais ils ne le trouvent point. D’abord le consensus si cher au FFS ne trouve pas preneur tout simplement par manque d’entente dès lors que chacun veut mener la barque tout seul. Se succédant, lors du dernier congrès de Mila, les deux ténors du FFS en l’occurrence Nebou et Bouchafa se sont accordés à dire que la seule solution pour sortir le pays de la crise réside dans la construction d’un large consensus national.

Une démarche à même d’assurer la pérennité de l’Etat, préserver l’unité nationale et renforcer la cohésion sociale. Mais manque de pot, cette proposition ne trouve de soutien chez aucun parti politique. Le FFS se trouve isolé avec son initiative. Cependant, il y tient mordicus, bille en tête. L’ennemi intime du plus vieux parti de l’opposition, le RCD lui, s’emmêle les pinceaux, Mohcine Bellabes, son président, déclare dans un entretien qu’il a accordé à l’organe d’expression du site électronique de son parti : «L’alternative démocratique se construit.

Le travail réalisé par la CLTD est de ce point de vue un acquis puisque, désormais, les acteurs politiques des différentes obédiences «même les islamiste ndlr» qui constituent cette structure ont appris à composer tout en assumant leurs différences programmatiques. Cela est important dans un pays où la classe politique a toujours vécu dans l’invective ou l’alignement. Cet aspect est du point de vue pédagogique essentiel.

Ces acteurs ont admis l’impératif de l’alternance au pouvoir, des élections libres, du respect des libertés démocratiques, de la séparation des pouvoirs et du refus de l’instrumentalisation de la religion à des fins de pouvoir. Même si certains d’entre eux sont sujets à des rechutes passagères, le débat a beaucoup évolué.

Du reste, pour la première fois peut-être, et ce n’est pas rien, il y a une frontière claire entre les forces de l’opposition et tous ceux qui sont candidats à la cooptation et la rente. » Toutefois, il se trouve que cette option, le CNLT, est partie en éclat, avec armes et bagages.

Il n’y a plus personne pour y croire à cette utopie, n’en déplaise aux utopistes. Le FLN, en ce qui le concerne, est occupé pour sa part, par des items de hautes luttes, sur le devenir de son leader Saadani et son successeur Belkhadem qui sont en train de s’étriper comme des chiffonniers, à qui mieux mieux.

Le MSP, c’est la politique à géométrie variable dans laquelle il excelle le mieux. Tantôt il est islamiste, tantôt frontiste, tantôt pro pouvoir et… vogue la galère. Et puis, le Parti des travailleurs qui dans un discours alarmiste à souhait ne fait que sonner l’alarme sans proposer le moindre iota qui puisse servir de base de travail à un quelconque deal entre l’Etat et ses partis.

C’est l’heure de la sieste et ils ne trouvent pas le sommeil. Comment le trouveraient-ils dans un tel brouhaha de leadership ?!

S. A. H