Afin d’offrir un peu de temps de loisirs aux jeunes du village Ivehlal, dans la commune d’Aghbalou, marqués par l’oisiveté à longueur de l’année, l’association Asali Ivehlal organise, depuis le début du mois en cours, un tournoi de football au niveau de l’aire de jeu (Iskarene) en aval du village, qui se trouve dans un état de délabrement avancé pour la commémoration du 20 août 1956 (Congrès de la Soummam).
C’est l’unique endroit qui permet aux jeunes du village de se retrouver et de s’adonner à leur sport favori, le football. Treize équipes de la catégorie seniors y prennent part. Réparties en deux groupes, le tournoi se déroule sous forme d’un mini championnat où les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour les demi-finales.
Ceci dit, en plus des seniors, le tournoi regroupe aussi des équipes des catégories cadettes et minimes, ainsi que les vétérans qui disposent eux aussi d’un temps de jeu chaque week-end. Pour le président de l’association sportive Asali Ivehlal, M. Hammou Adjaout, principal instigateur du tournoi aidé par un groupe de jeunes sportifs bénévoles, «le village manque affreusement d’infrastructures sportives et culturelles permettant aux jeunes du village, plus que jamais désœuvrés, d’organiser une activité sportive ou culturelle».
Et de poursuivre : «Notre association compte une centaine d’athlètes (filles et garçons) engagés dans l’athlétisme et le karaté-do. On veut, certes, ouvrir d’autres sections sportives pour permettre aux jeunes de pratiquer leur activité sportive favorite, mais… ! Déjà les athlètes de la section karaté-do s’entraînent au niveau d’un garage qu’on a loué auprès d’un privé et qu’on a aménagé avec les moyens de bord». En revanche, dira-t-il, «la subvention octroyée par l’APC d’Aghbalou et le fond de wilaya sont très minimes et nous permettent à peine l’octroi de matériel et d’équipements sportifs.
On se trouve à chaque fois dans la contrainte de mettre la main dans la poche, notamment lorsqu’il s’agit d’une participation à une compétition de wilaya, régionale ou nationale». Notre souhait, conclut-il, «c’est de trouver un sponsor pour nous permettre de mener à bien notre mission. Le manque de moyens et d’infrastructures démotive non seulement les athlètes, mais aussi les membres du bureau et éducateurs, au point où l’association risque la dissolution à tout moment au cas où les choses ne s’améliorent pas».
A. M’hena
