Bien que le village d’Ouled Aïssa soit situé à quelques encablures de la sortie ouest de la ville de Draâ El Mizan, les habitants vivent de nombreux problèmes. Cependant, ce qui empoisonne le quotidien de ces paisibles citoyens est cette chute de tension devenue sempiternelle. « Depuis novembre dernier, on peut dire qu’on n’a plus d’électricité. Ni nos réfrigérateurs ni encore moins nos démodulateurs analogiques ne fonctionnent normalement. C’est un enclavement total », tel est le témoignage recueilli auprès d’un habitant d’Ouled Aïssa. Contacté, le président du comité de village a non seulement confirmé les dires de ce citoyen mais il nous a fait savoir qu’il avait transmis une correspondance à Sonelgaz. « Depuis, aucune équipe ne s’est déplacée sur les lieux. Vraiment, c’est un calvaire », nous a-t-il déclaré. Si les coupures électriques sont interminables dans les autres quartiers, à Ouled Aïssa, cette chute est quotidienne. « Quand deux ou trois lampes sont allumées, il faudrait renforcer leur lumière avec au moins deux bougies », a enchaîné à ce sujet un deuxième citoyen. Même si les appareils électroniques et électriques sont souvent à l’arrêt, cela n’inquiète pas pour autant les habitants. Ce qui les inquiète le plus est que leur enfants ne préparent pas convenablement leur devoirs et leurs compositions. « Ces derniers temps, il fait très froid. Il nous faudra aussi le gaz naturel. Au moment où cette commodité arrive dans les villages, à Ouled Aïssa, on attend toujours », nous a dit un autre citoyen. Pour le président du comité de village, un projet de ce genre est retenu pour leur localité. « Pour le chauffage, il y a des moyens de substitution. Mais faire fonctionner un appareil électroménager ou un téléviseur, il n’y a pas d’autre solution à l’exception de l’électricité », a conclu notre deuxième interlocuteur. Certes, en cette période hivernale, le courant électrique est surutilisé, mais cela ne peut pas être une raison pour en priver des centaines de foyers. En attendant qu’une oreille soit à l’écoute de ces citoyens, ces derniers doivent prendre leur mal en patience tout en recourant au système D.
Amar Ouramdane
