Appel d’offres infructueux pour la reprise du projet LSL

Les habitants d’Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au Sud-est de Tizi Ouzou, demandeurs de logements sociaux, devront attendre encore longtemps avant d’espérer que les bâtiments dits «45 /47» soient terminés pour sortir de leur habitat précaire. À l’arrêt depuis plusieurs années, le chantier de construction des logements socio-locatifs implantés au quartier «Sidi Ali Ouyahia», à la sortie Est de la ville, n’est pas prêt d’être réactivé. Le projet, confié à une entreprise privée, n’a pas pu aller à son terme vu que le constructeur en avait été dessaisi pour des causes que nous ignorons. Ainsi, la date de livraison initialement prévue pour le mois d’avril 2013, est reportée à une date indéterminée, au grand dam des mal-logés qui attendent cette tranche de logements depuis des années. Le dernier appel d’offres, dont l’ouverture des plis a été effectuée il y a quelques jours, a été déclaré infructueux. Il va falloir encore attendre que la procédure pour un nouvel appel soit enclenchée. Prévu initialement pour un total de quarante cinq logements, le projet, après sa suspension et maintes péripéties, est révisé pour devenir «le chantier des 47 logements». Ce qui serait, semble-t-il, la cause des tracas. Pour le moment, le chantier est en train de redevenir le terrain vague qu’il était avant le début de la construction. Les herbes folles envahissent les moindres recoins alors que des tas de gravats et autres matériaux abandonnés accentuent cette image d’abandon des lieux. Les carcasses des futurs immeubles sont vouées aux intempéries qui, immanquablement, commencent leur travail de corrosion, au grand dam des citoyens qui voient en ce chantier une perte de temps et des deniers de l’état. Pourtant, Michelet qui a grandement besoin de logements, aurait pu se passer d’un tel contretemps, pour le moins que l’on puisse dire, fâcheux pour les nombreux mal-logés qui avaient placé leurs espoirs de logement décent en cette tranche qui n’arrive pas à voir le jour. Il faute noter que ce projet a été inscrit dans l’urgence, il y a quelques années, dans le but de recaser les habitants du centre-ville dont les bâtiments ont été démolis, suite à leur fragilisation par un mouvement de terrain. Les autorités de l’époque avaient décidé de recaser «temporairement» leurs locataires à la nouvelle ville d’Aït Yahia qui venait de réceptionner quelques immeubles, au détriment des habitants de cette commune. La situation risque de perdurer.

A. O. T.