Aïn El-Hammam – La rue des cordonniers obstruée

Des travaux exécutés sur la rue des cordonniers au centre-ville d’Aïn El-Hammam, depuis plus d’une semaine, gênent considérablement les aller et venues des citoyens. Le fossé creusé sur une longueur de plus de cent mètres, allant de la rue colonel Amirouche à l’ancien arrêt des fourgons de Tizi-Ouzou, permettra «d’enterrer des câbles électriques devant alimenter un poste maçonné», nous dit un employé sur place. Cependant, il peut s’avérer dangereux pour les usagers de cette ruelle piétonnière, très fréquentée. Si le trou ne prend que la moitié du chemin, l’autre partie est entièrement recouverte de gravats qu’on en a extraits, obstruant de la sorte entièrement le passage. C’est sur ce monticule instable que des femmes, des enfants et des vieux chancelants s’aventurent pour accéder aux magasins en contrebas et vice-versa. Un faux mouvement pourrait les précipiter dans cette crevasse d’environ un mètre de profondeur. Aucune barrière de sécurité devant attirer l’attention sur le danger encouru n’a été installée par les ouvriers. Cette rue très fréquentée, particulièrement par la gent féminine désireuse d’éviter le centre-ville et le marché réservés aux seuls hommes, sert de raccourci vers la station de fourgons de Tizi-Ouzou et de taxis d’Alger. Ce passage est aussi privilégié par les usagers de la poste, de la daïra ou du tribunal, particulièrement les habitants de l’ouest de la commune, lequel leur évite un long détour. Plus loin, sur la route d’Alger que la même tranchée longe sur une cinquantaine de mètres, le danger menace, en plus des piétons, les automobilistes non avertis. Le comble dans ce genre de situation est que les entreprises ne semblent pas se hâter, se permettant même le luxe d’appliquer les horaires de l’administration à leurs ouvriers alors qu’ils pourraient, pour limiter les désagréments, profiter de la durée des journées longues de l’été et terminer plus vite les travaux. «Espérons que rien de fâcheux n’arrivera tant que les lieux ne sont pas remis en état, avec du béton ou du goudron, comme avant leur démolition», souhaitent les citoyens.

A. O. T.