Il est indéniable que l’extension urbaine tous azimuts apporte, dans son sillage, son lot de désagréments. Cela concerne les zones éparses, où émergent, çà et là de nouvelles habitations à qui il faudra « tendre » les VRD (voies et réseaux divers). Et ce n’est pas toujours évident surtout lorsque les collectivités locales manqueraient de budgets afférents. Résultats des courses: bon nombre de maisons récemment construites restent pendant un bon bout de temps sans être raccordées aux commodités les plus élémentaires. Et c’est le cauchemar qui s’installe pour les propriétaires. L’un de ces lancinants problèmes réside dans le non raccordement des habitations aux réseaux de l’assainissement entre autres. Cela s’avère un énorme problème, du moment qu’il touche à la salubrité et à la santé des résidents même. Ne pas disposer d’un branchement aux réseaux d’évacuation des eaux usées devient un vrai casse-tête pour les nouveaux occupants, où la joie de se caser dans la nouvelle habitation est interrompue par ce problème préoccupant. Dans ce cas précis, ces gens se voient contraints d’aménager des fosses septiques afin d’évacuer les eaux des ménages. Néanmoins, cela risque de compliquer davantage les problèmes qu’il ne règle, étant donné que les eaux usées vont, tôt ou tard, déborder de ces fosses pour envahir les alentours en polluant la flore tout en faisant planer le spectre des MTH sur les riverains. En tout cas, c’est le cas, parmi tant d’autres, de ces nouveaux groupements d’habitations situés à équidistance entre les villages de Takerboust et Bahalil, dans la commune d’Aghbalou, où d’innombrables fosses septiques sont signalées, faute d’une opération d’extension des réseaux de l’assainissement vers ces pâtés de maisons. Ces fosses septiques sont aménagées, malheureusement, sans tenir compte des normes requises, ce qui constitue un problème majeur de salubrité publique.
Y. Samir

