Un jardin public à la place de la décharge de Oued Smar

Partager

Le ministre de l’Aménagement du territoire de l’Environnement, Cherif Rahmani en compagnie du wali d’Alger, ont procédé hier au lancement de l’opération « Fermeture et réhabilitation » de la décharge de Oued Smar. Celle-ci sera transformée en un jardin public de 32 ha. Une réhabilitation qui permettra à cette décharge, créée en 1978, de se débarrasser de grandes quantités de détritus et de déchets industriels très dangereux et toxiques. Ces déchets, composés essentiellement d’ordures ménagères, rejets industriels et de divers objets ferreux et non ferreux, constituent un support de pollution très préjudiciable à l’environnement et à la santé de la population avoisinante. Elle reçoit quelque 1000 chargements par jour effectués par des camions de tonnage allant de 2 à 20 tonnes avec une moyenne de 3 000000 m3 par an, issues de 34 communes et plus de 100 organismes. Cette opération a été décidée suite aux nombreuses contraintes que rencontre ce site, à savoir la difficulté d’accès des véhicules, particulièrement en période hivernale due à l’élévation de la décharge, l’usure du matériel due à la diversité des déchets comportant des produits agressifs et à l’inexistence de systèmes de drainage des lixiviats (eaux résultant des déchets domestiques) et du traitement et récupération de bio-gazs. L’étude et les méthodologies menées en vue de la fermeture et la réhabilitation de ce site dureront huit mois, selon Rahmani. Ce dernier à déclaré que « la décharge de Oued Smar est de l’histoire ancienne, elle sera remplacée par un jardin public de 32 hectares en plein cœur d’Alger. » Et ajoute-t-il « la hauteur des déchets a atteint 25 m, l’équivalent d’un immeuble de sept étages ce qui rend dur le travail qui nous attend ». À la question de savoir quel serait le sort des déchets accumulées sur ce site, le premier responsable du secteur a fait savoir qu’ils seront transférés à Ouled Fayet où un site d’enfouissement, permettant un traitement intégré des déchets et leur élimination dans des conditions saines et écologiquement rationnelles, est mis en place.La convention signée à Kyoto en mars 2005 et que l’Algérie a ratifié, il y a de cela quatre mois, stipule que les pays les plus producteurs du carbone peuvent vendre ce produit chimique à d’autres pays et en contre partie gagner de l’argent. Il est à noter qu’une tonne de carbone coûte 15 dollars. Une opération qui est, d’après Rahmani “lucrative”, puisque elle permet le retour à la nature du site qui était un espace boisé avant d’être aménagé en décharge publique et de gagner quelques 10 millions de dollars. Avant d’ajouter que « la balance est donc positive ». La réhabilitation de la décharge de Oued Smar constitue donc un programme de gestion des déchets municipaux qui vise à assurer une meilleure prise en charge de la gestion et de l’élimination des déchets. L’opération s’étalera prochainement dans d’autres wilayas telles, Annaba, Skikda, Tebessa.

Wahiba Ait Youcef

Partager