Vingt-cinq (25) jeunes hommes et femmes issus de plusieurs associations activant dans divers domaines au niveau de la wilaya de Béjaïa, sont inscrits à l’école de formation «Ambassadeurs de Béjaïa» que vient de lancer l’association Agora pour la formation et l’appui aux initiatives des jeunes.
Ce projet «ambitieux» a été présenté hier, aux participants, en présence de la presse, à la maison de la culture de Béjaïa, où se déroulera également cette formation, qui s’étalera sur une année. La rencontre d’hier était aussi une occasion à Agora de lancer sa plate-forme électronique, baptisée «Irada». D’où est venue l’idée du lancement de ces deux projets ? S’agissant de l’école de formation, son directeur, en l’occurrence Debbou Matouk, nous indiquera que «la mise en place de cette école s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des recommandations et suggestions de l’université d’été que l’association Agora avait organisée l’an dernier à Souk El Tenine». Pour rappel, l’été dernier, Agora avait tenu sa première université d’été sur la côte Est de Béjaïa sous le thème «Paroles aux jeunes». Pas moins de 158 animateurs associatifs, représentant 58 organisations, avaient pris part à cet évènement. «Nous avons constaté l’existence de bonnes volontés dans la société civile. Toutefois, le manque de compétences et du savoir-faire empêchent les associations d’atteindre les objectifs tracés. Donc, à travers cette formation, nous voulons accompagner et équiper les leaders associatifs d’outils nécessaires pour qu’ils puissent concrétiser les objectifs de leurs associations», nous a expliqué M. Matouk. Plus explicite, notre interlocuteur soulignera que trois buts sont assignés à cette école. «Il s’agit d’abord de renforcer les capacités techniques et de leadership des acteurs associatifs dans plusieurs domaines, tels que les médias, le développement économique et la citoyenneté. Aussi, ce programme de formation œuvre pour la promotion de la participation des jeunes et pour renforcer leur engagement dans la société civile. Enfin, nous souhaitons encourager l’implication des acteurs associatifs dans le processus de développement local», a précisé M. Matouk.
L’APW accompagne le projet
Les participants à cette formation, lancée avec le concours de l’APW de Béjaïa et de l’agence Comet info, étudieront douze modules, à raison d’un cours chaque mois. La formation ? Le directeur du projet mettra l’accent sur trois thèmes transversaux, à savoir la communication, le management associatif et la philosophie politique. Le premier cours sur la communication a été assuré ce week-end, par le professeur Boudjema Redouane, qui enseigne à l’université de journalisme d’Alger. «Le manque de communication est souvent à l’origine des crises qui surgissent au niveau des associations et des entreprises», soutient M. Boudjema. Cette formation a suscité un grand intérêt et un engouement inégal chez les jeunes du mouvement associatif de Béjaïa. Nadir Aksouh est membre militant au sein du RAJ et membre actif de l’association Espoir de Seddouk. Pour lui, cette formation est une opportunité pour aiguiser son savoir-faire. «J’ai décidé de prendre part à ce programme pour acquérir un nouveau bagage intellectuel et enrichir mes connaissances à même d’être un bon ambassadeur de la wilaya de Béjaïa», nous a confié ce jeune de 28 ans, diplômé en Management, qui encourage ce genre d’initiative. Parmi les autres cours qui seront dispensés aux participants, «Histoire médiévale de Béjaïa». Il sera enseigné par le professeur Djamil Aïssani. «Pour être un bon ambassadeur de Béjaïa, il faut impérativement connaître son histoire», argumente M. Matouk.
Un site web pour rendre visibles les actions associatives
Par ailleurs, l’association Agora a lancé hier, officiellement, sa plate-forme électronique baptisée «Irada». Selon Boukoucha Youcef, chef du projet, le but escompté à travers ce site web est de mettre en valeur les activités initiées par la société civile et créer un espace d’échange entre les associations. «Nous sommes conscients du rôle que peut jouer les réseaux sociaux et les nouvelles technologies pour la vulgarisation et la promotion du travail associatif. Cette plate-forme électronique donnera plus de visibilité aux actions menées par la société civile», a-t-il affirmé. Ce projet, enchaîne-t-il, est née d’une étude d’évaluation des besoins et identification des priorités au sein de la société civile. En plus de la mise en valeur des activités des associations, ce site web, soutient Boukoucha, vise la création d’un réseau d’associations au niveau de la wilaya de Béjaïa.
Boualem Slimani

