Assif Iwakuren est devenu, au fil du temps, victime de l’incivisme flagrant de citoyens peu scrupuleux et insouciants de l’environnement. Des amoncellements discontinus de déchets de diverses espèces débordent dangereusement sur la RN15 et le chemin vicinal qui relie Aharach à la ville de M’Chedallah via Zouzamen. Ce dépotoir sauvage qui a commencé à se former il y a cinq ans est situé à proximité du pont de la RN15 qui enjambe Assif Iwakuren. Une décharge qui a pris d’impressionnantes proportions depuis l’année passée alors qu’une opération de nettoyage d’envergure avait été menée par l’APC, des équipes de Blanches Algérie ainsi que des bénévoles de Raffour. Actuellement, les déversements par chargements entiers de camions ont doublé en toute impunité depuis cette opération. Les contrevenants sont essentiellement des commerçants intervenant dans diverses filières tels que les restaurants, les cafés, les débits de boissons alcoolisées, comme en témoignent ces montagnes d’immondices faites de détritus mêlés aux ordures ménagères auxquelles s’ajoutent des déblais composés de terre et de débris de matériaux de construction. Cela constitue un véritable foyer d’épidémies et ce, à moins de 200 m du premier pâté de maisons situé du côté ouest de Raffour. Les déchets sont également déversés sur une bonne partie du cours d’eau et atteignent actuellement les accotements de la RN15. Un responsable de l’APC de M’Chedallah a promis, il y a de cela quelques mois, qu’il serait procédé à une opération de terrassements en ces lieux durant l’opération de revêtement du chemin vicinal. Malheureusement, et l’on ignore pourquoi, cette opération a été menée à terme sans que ces déblais et ordures ne soient enlevés. Ce monticule d’ordures prend du volume chaque jour d’avantage en se rapprochant inexorablement de cette importante agglomération qu’est Raffour. Les deux organismes directement concernés par ce problème de taille sont l’APC et les services agricoles qui se rejettent mutuellement la balle sachant que ce terrain relève d’une coopérative agricole du genre EAC. Les bénéficiaires de ces terres ne font aucun geste pour protéger ces terrains hautement fertiles qui étaient auparavant une ferme des colons avant de devenir après l’indépendance un bien vacant.
O. S.
