C’est hier après-midi que s’est achevé l’université d’été du Rassemblement Actions Jeunesse, laquelle s’est tenue, à Tichy, dans un camp familial. Depuis le jeudi, trois journées durant, 165 adhérents de cette formation et d’une trentaine d’associations se sont échangé des visions et expériences et ont débattu d’un thème d’actualité à savoir, la société civile en tant qu’acteur incontournable du développement lequel, il est vrai, passe par son implication. Les défis de l’heure et de l’avenir ont été particulièrement, au centre des débats. Dans la conférence qu’il a animée autour de «l’individu et la société», l’historien Daho Djerbal soulignera que la conscience de l’individu et les représentations collectives expriment toujours, à quelque degré que ce soit, un état du groupe social et symbolisent, philosophiquement, sa structure et la manière dont il réagit en face de tel ou tel événement et la conscience qu’il a de soi-même ou de ses intérêts propres. «La complexité du problème de l’interprétation vient du fait que nous sommes devant des processus de dissolution des communautés premières qui font que l’esprit communautaire ne cesse de redoubler de vivacité au moment même où elles sont sur le point de disparaître» argumentera-t-il. La société face aux défis de l’heure et la démocratie participative sont des thèmes de deux ateliers animés par les représentants des associations et l’enseignant universitaire, Adel Abderzak. Ce dernier dira que la démocratie participative est une approche nouvelle suggérée pour contourner la crise de la représentation dans le champ politique national. Les élus et les institutions de représentation font face à un problème de déficit de légitimité. L’ouverture d’un débat sur les libertés démocratiques, l’un des fondements d’un état de droit, a été également un thème d’un autre atelier de cette université d’été. Pour Abdelouhab Fersaoui, président du RAJ, que nous avons approché cette rencontre a été plus que bénéfique et elle a permis aux uns et aux autres de débattre d’un thème d’actualité sachant que le développement ne peut se faire que par l’implication du mouvement associatif. Les propositions faites par les ateliers doivent peser sur le choix politique local et national pour mettre un terme à cette volonté étatique de museler la société civile. D’ailleurs, il conclura en disant que d’autres réunions interviendront plus tard dans le cadre d’un prolongement de cette initiative. Pour étayer ses propos, il mettra en exergue la loi «liberticide», relative aux associations, qui empêche l’émergence d’un mouvement associatif fort qui peut constituer une force de propositions et d’actions.
A. Gana
