Le plus vieux parti de l’opposition fait sa rentrée politique officielle aujourd’hui avec l’ouverture de sa traditionnelle université d’été qui se tiendra pendant trois jours, les 7, 8 et 9 septembre au niveau du centre de vacances «Anissa Tour» à Souk El-Tenine, dans la wilaya de Bejaïa. L’ouverture se fera à partir de 15 heures en présence des cadres du parti ainsi que des militants. L’université d’été du FFS cette année, à l’image de toutes les activités de proximités tenues par le parti dans les 48 wilayas depuis le mois de Ramadan écoulé sera dédiée au «consensus national». Un projet qui lui tient à cœur bien qu’il ne fasse pas consensus au sein des autres formations politiques. Ainsi, les deux thèmes principaux de cette édition sont «consensus national pour la préservation de notre pays» et «la lutte pour la démocratie et l’état de droit est une continuité de la lutte de libération nationale». Sur le choix de la thématique de l’université M. Abdelmalek Bouchafaa, le nouveau premier secrétaire du parti dira : «Nous vivons une crise structurelle multidimensionnelle évidente qui afflige le pays. Le présent ainsi que le futur des Algériennes et des Algériens sont menacés, surtout les plus vulnérables d’entre eux. (…) Notre projet de consensus national est l’unique option qui s’impose comme une solution pour cette crise qui menace la sécurité et la stabilité du pays». L’université d’été du FFS se tiendra en présence de «300 participants» de «35 wilayas» selon le secrétaire national à la communication, M. Aouchich. Au programme de cette édition, cinq conférences et huit ateliers lors desquels plusieurs thèmes et problématiques liés directement à l’actualité politique et sociale du pays seront abordés. La première conférence traitera de la problématique de consensus national donc et sera animée par les cadres du parti dont M. Ali Laskri membre de l’instance présidentielle et Mme Ghezali conseillère de cette même instance. La deuxième sera autour des extrémismes dans notre pays «entre enjeu politique et culturel» et sera animée par le Pr Rabah Lounici. Les trois autres tourneront autour de l’engagement des militants et militantes du parti et la politique du FFS, intitulées «la littérature du FFS» et «l’engagement politique des femmes militante du FFS». Concernant les ateliers, qui seront au nombre de huit, notre interlocuteur a précisé que ce sont des ateliers de «formation» qui porteront sur plusieurs thèmes. «L’animation des manifestations publiques», «comment mener une campagne de proximité», «la rédaction politique», «la gestion du monde associatif» ou encore «l’analyse de question politique selon la grille d’analyse du FFS», «le mouvement syndical». Il est à noter que plusieurs autres activités culturelles sont programmées tout au long des trois journées de l’université d’été du FFS. S’il paraît évident que toutes les activités menées par le FFS jusque-là tombent dans le cadre de la préparation des prochaines échéances électorales notamment les législatives de 2017, le premier secrétaire du parti reste sur la réserve sur la question en nous déclarant que «les élections ne sont pas la priorité du FFS, comme tout le monde le sait, on est un parti indépendant à qui on ne demande pas de participer ou pas, seules les instances du parti sont habilitées à trancher quant à la participation ou la non participation du parti aux prochaines élections». En parlant de la conjoncture politique nationale et internationale actuelle, le 1ier secrétaire du FFS dira : «Le FFS n’a pas l’intention de rester à l’écart des événements et de tout ce qui se passe dans le pays ou dans le monde entier. » Sur la situation économique difficile que vit le pays actuellement et ces répercussions, M. Bouchafaa parle d’une «absence d’un modèle économique» au sein d’une «politique d’austérité» et les «inégalités sociales» qui l’accompagnent et «accable» le citoyen. L’Algérie va vers l’endettement extérieur avec l’échec de l’emprunt obligataire». La solution, selon le FFS, doit être un «projet économique et sociale consenti de tous» et cela sera le thème d’une conférence qui sera organisée par le FFS le 17 septembre prochain à l’hôtel Riad à Sidi Fredj.
Kamela Haddoum

