Les habitants d'Ihadathène bloquent l'accès au CET

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Les habitants du hameau d'Ihadathène, dans la localité de Draâ Sachem, bloquent, depuis mercredi dernier, l'accès au Centre d'Enfouissement Technique (CET) d'ordures ménagères sis à quelques encablures de leurs habitations.

En effet, cette action a été décidée après qu’ils eurent constaté que les promesses qui leur ont été données au sujet du bitumage de la route qui mène vers leur village ainsi que le règlement du problème d’eau potable n’ont pas été respectées.  » C’est peut-être le seul chemin au niveau de toute la commune qui n’est pas pris en charge en dépit de toutes nos réclamations. Pourtant, on entend ici et là que pratiquement tout le réseau routier de la municipalité est bitumé. C’est un chemin impraticable jusqu’à Bouhamou pour rallier la commune de Ain Zaouia. On ne demande rien de plus que son revêtement en béton bitumineux. Depuis le mois de juin dernier, nous avons mis la pression sur les responsables locaux. Cependant, ces derniers ont continué leur fuite en avant en prenant les choses à la légère », nous confiera un membre de la djemaâ d’Ihadathène. Et de poursuivre:  » Et cette fois-ci, nous sommes décidés à aller jusqu’au bout parce que nous sommes convaincus que si nous restons passifs, rien ne sera fait pour solutionner ces deux problèmes. Nous avions à maintes reprises soulevé ce problème au niveau du comité de village de Dra Sachem qui fédère toutes les djemaâs de la localité ». A ce sujet, nous avons pris contact avec le président du dit comité. Il nous répondra:  » effectivement, c’est un chemin en état de dégradation avancée. A notre niveau, nous avons revendiqué au total trois autres routes. Je vous citerai tout d’abord celle-ci, puis celle allant des Bouaziz jusqu’à la RN 30 et enfin celle allant de la route principale du village jusqu’à la RN 25 à proximité de la base de vie turque. Les responsables locaux nous ont répondu qu’ils allaient les inscrire. Mais, jusqu’à présent, on n’a pas eu de réponses à ce propos ». Les habitants de ce hameau ne comptent pas suspendre leur mouvement si une réponse claire ne leur est pas communiquée par écrit.  » C’est un droit quand même d’avoir une route praticable comme les autres. Même les automobilistes clandestins refusent de faire des courses jusqu’à Ihadathène. En tout cas, si nous ne voyons pas les engins arriver sur place et commencer les travaux, nous ne lâcherons pas prise « , nous signalera un autre habitant. Aussi, depuis donc plus de trois jours, les camions venant décharger leurs ordures des quatre communes de la daïra ainsi que celles de la daïra de Tizi-Gheniff sont interdits d’accès au CET. Et par ricochet, ce sont des tonnes d’ordures qui attendent leur enlèvement.

Amar Ouramdane

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