En attendant sa labellisation…

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Les quelques paysans de la commune d’Aghbalou qui s’occupent encore avec amour et abnégation de leurs figuiers, ne sont pas du tout déçus, en cette fin de saison estivale, car la figue fraîche a été abondante cette année. D’ores et déjà la figue sèche a fait son apparition sur les étals dans cette municipalité. Comme il est connu, la qualité de la figue sèche de Takerboust est indiscutable, de l’avis de tous les habitants de la région et même d’ailleurs. La figue sèche de Takerboust, qui se décline avec ses deux variétés blanche et noire, est d’une qualité supérieure et hautement gustative. Moelleux et succulent, ce fruit séché au soleil doux de cette fin d’été a beaucoup d’amateurs qui en raffolent. Rien qu’à l’évocation de ce fruit sec, labellisé par toute une région avant l’heure, les bouches commencent à saliver tant il est succulent et exquis à la fois. Ces derniers jours, l’on a constaté la disponibilité de la figue sèche de Takerboust qui a envahi les étals de beaucoup de commerces, et se vend également dans les marchés hebdomadaires de la région, à l’instar de ceux de Tazmalt et M’Chedallah. Ce produit du terroir est très bio puisque ne renfermant aucun produit chimique, comme les pesticides et les engrais chimiques. C’est donc sans aucun risque que les ménages en consomment sans modération. Même si le travail dans les figueraies que comptent les localités de la commune d’Aghbalou a reculé ces dernières années, il n’en demeure pas moins que de braves paysans continuent à perpétuer cette culture ancestrale, laquelle s’avère être une tradition et surtout un brin de l’histoire charnière de la Kabylie. Il faut savoir, en effet, que la figue sèche et l’huile d’olive par exemple symbolisent à elles seules la vie quotidienne d’antan, lorsque les anciens Kabyles se nourrissaient de ces deux aliments ou plutôt de ces remèdes aux mille et une vertus. Par ailleurs, comme toute bonne chose qui a son pesant d’or, la figue sèche de Takerboust est chère, à vrai dire, mais cela ne semble pas être un frein pour son écoulement bien qu’elle soit cédée à 500 da/kg. Néanmoins, il est à noter que la figue sèche de Takerboust gagnerait à être revalorisée à travers une labellisation officielle. La création d’une coopérative qui fédérerait tous les producteurs de la figue sèche de cette localité ne serait pas une mauvaise idée pour relancer et organiser, de ce fait, cette filière ô combien importante et surtout rentable. Faut-il dans le même ordre d’idées, mettre tous les atouts aux côtés de cette filière pour son épanouissement, car elle constitue une manne non négligeable pour les paysans et la localité d’autant plus que sa réputation est d’ores et déjà parfaite.

Y. Samir

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