Pour des constructions plus fiables

Désormais, pour pouvoir postuler à un marché de réalisation de programmes publics de construction d’habitat et, en général, d’équipements collectifs, les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, algériennes ou étrangères, doivent obtenir au préalable une certification de qualification. Un comité interministériel chargé de délivrer le document en question, a été créé à cet effet. Jusqu’ici, la certificat¦on de qualification était régie par le décret 93/289 de novembre 1993, mais celui-ci a été jugé peu rigoureux: la nouvelle réglementation la réaménage, la rendent plus sévère dans le but de rendre plus fiable et plus conforme aux normes de sécurité les constructions réalisées. Ainsi, par exemple, le nombre d’ingénieurs, de techniciens et d’ingénieurs doit représenter obligatoirement 20% du total des effectifs: autrement dit, plus question de faire de l’ « épargne » sur l’encadrement technique, celui-là même qui dirige, surveille les travaux et assure la conformité des réalisations. Autre obligation faite aux entreprises: disposer des équipements et du matériel de base nécessaire à la réalisation des travaux que l’entreprise va réaliser. Autre critère-et c’est sans doute le plus important – l’entreprise doit posséder une expérience professionnelle pour le type de travaux auxquels elle a soumissionné. Elle devra, à ce titre, produire des attestations d’exécution d’ouvrages précédents. Voilà qui va faire barrage à tous les « entrepreneurs novices », qui se lancent dans la construction dans le seul but de réaliser des profits, aux dépens de la qualité. Apparemment, les désastres du séisme de 2003, où on a vu des immeubles neufs s’écrouler, a servi de leçon !

S. Aït Larba