Les voyageurs de la commune d’Imsouhal, 70kms au sud-est de la wilaya de Tizi-Ouzou, désirant prendre la desserte Imsouhal-Alger, à partir de la station de bus, sis au lieu-dit « Tahouna » en transitant par la daïra d’Azazga sont pénalisés à cause du mauvais état du chemin. En effet ce tronçon devient de plus en plus difficilement carrossable même pour les tracteurs, notamment à partir du village d’Ighil Igoulmimène jusqu’à Takana, dans la commune d’Ait yahia, où le chemin est à moitié labouré ou affaissé par l’érosion des eaux de pluie qui dégradé grandement la chaussée, notamment en arpentant la cote de « Takana ». Cette dégradation constante a conduit, malgré eux, les propriétaires de ces bus à louer « des garages ou des places de parking à Azazga afin d’éviter d’endommager leurs véhicules », nous confiera un transporteur. Cependant ce sont les voyageurs qui en payent les frais de la délocalisation de ces moyens de transports, et par le coût du voyage qui avoisine les 350,00 DA au lieu de 260,00 DA en partant directement par exemple d’Imsouhal vers Alger, et à cela s’ajoute la perte de temps par le changement des correspondances d’une destination à une autre. D’autre part, presque aucune piste ni chemin communal de la daïra d’Iferhounène n’est épargné par les fortes chutes de pluies de ces derniers jours, notamment, après les deux jours d’éclaircies où la terre imbibée d’eau commence à se réchauffer, ce qui a induit des glissements de terrains, éboulements, déracinement des arbres, provoquant dans certaines communes l’évacuation des familles, notamment à Illiltène et Abi Youcef. Par ailleurs, d’anciennes sources disparues depuis des décennies ont refait surface, même de nouvelles sources inexistantes auparavant, ont fait leur apparition à l’intérieur même de certaines maisons, à l’exemple de celle de Tikaitine, dans la commune d’Iferhounène, dont le volume dégagé avoisine le diamètre d’un tuyau de 60 mm. Alors que les chaussées dégorges d’eau, obligeant les véhicules à baigner dans l’eau, notamment aux frontières de la commune d’Iferhounène, dont les chemins CC N° 06 et 07 sont devenus presque quasiment impraticables. Outre ces dégradations causées par le mauvais temps, les travaux d’acheminement de gaz naturel vers les villages ne sont pas sans conséquences sur la dégradation de ces routes. Les entreprises, faut-il le rappeler, n’ont démarré les chantiers qu’en automne 2014, malgré l’ODS, l’Ordre de service qui leur a été transmis par la Sonelgaz, en mai 2014. Alors que dans cette région où les intempéries sont fréquentes notamment à partir du mois de novembre, les travaux auraient dû débuter bien avant, afin d’éviter les fortes chutes de neige. D’ailleurs, la plupart des villageois, sachant que la mise en service ne sera pas faite avant l’été prochain, condamnent ce retard cumulé par les entreprises détentrices de la réalisation de ce projet qui n’est que la résultante pour l’instant de la dégradation de l’état des chemins et pistes, obligeant, automobilistes et piétons à patauger dans la boue tant que dureront les intempéries.
Madjid Aberdache
