Le désordre règne au lycée Slimani Slimane d’El Asnam, une commune sise à 13 Km au Sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira.
Une situation d’anarchie qui prévaut au sein de cet établissement, depuis le début de la rentrée. En effet et selon l’un des parents d’élèves, cet établissement est toujours en attente de l’affectation d’un directeur, poste qui est toujours vacant qui met l’administration actuellement dans une situation embarrassante. Le nombre d’enseignants et du personnel d’administration est insuffisant, estime-t-on. Toujours selon notre interlocuteur, les lycéens sont livrés à eux même et s’impatientent devant un petit nombre d’enseignants qui assurent leurs cours en bonne et due forme. L’année précédente, un directeur a été chargé par intérim, et à la fin de l’année scolaire dernière, il n’a plus voulu de cette responsabilité. Il s’avère aujourd’hui que nul ne veut assumer ce poste par intérim «l’état du lycée se dégrade de plus en plus. En plus de l’inaction de l’académie, l’état de confusion qui caractérise ce lycée d’El Asnam a découragé plus d’un. Parmi les fonctionnaires qui s’y trouvent, beaucoup ont hâte de partir et ceux qui l’ont quitté ne souhaitent jamais y remettre les pieds. Ils préfèrent continuer à travailler dans d’autres établissements, malgré l’éloignement et les dépenses que nécessitent leurs déplacements au quotidien. Les enseignants et le personnel administratif attendent avec impatience de véritables solutions, et prennent leur mal en patience, vu l’état d’embarras sur lequel l’établissement a sombré et ce, en raison de certaines lacunes», se désole notre interlocuteur. Et d’enchaîner : «Malheureusement, il est rare d’observer ne serait-ce qu’une intervention des parents d’élèves dans la gestion du lycée, et réagir à la posture de laissé-pour-compte, afin de solutionner ce marasme qui ne cesse de gagner du terrain». Pour rappel, ce lycée est arrivé à la 27ème place sur les 51 lycées relevant de la wilaya de Bouira, au classement du baccalauréat, session 2016. Un chiffre rendu public par les services de l’académie au mois de juillet dernier.
A. Yaalaou

