Les travailleurs de l’assemblée populaire de Bouzeguène ont répondu favorablement, hier, à l’appel à la grève cyclique de trois jours du conseil national des communes (SNAPAP). La mairie de Bouzeguène compte environ 187 employés, dont une centaine affiliés au SNAPAP, ce qui fait que le mouvement de grève a été suivi à 100%. Car même les autres travailleurs ont adhéré ce qui explique la fermeture du siège de la mairie. Excepté le ramassage scolaire et la collecte des déchets, aucun autre service n’a fonctionné. Une plate-forme de revendications a été d’ailleurs, affichée. «Nous demandons en priorité l’intégration de tous les contractuels et vacataires en poste, la réintégration de tous les syndicalistes licenciés arbitrairement, l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90/11, le maintien du régime de la retraite sans condition d’âge, la révision du projet du statut et le régime indemnitaire des travailleurs communaux. Notre objectif à travers cette action est, en outre, d’améliorer les conditions socioprofessionnelles du travailleur, à savoir le pouvoir d’achat, sans oublier le respect des libertés syndicales et le droit de grèves», dira Kaci Saliha, secrétaire générale de la section syndicale SNAPAP de Bouzeguène. À souligner que la grève a été suivie à 85% à l’échelle nationale et à 80% à l’échelle de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Abordé à propos de cette fermeture, le maire de Bouzeguène, M. Bessaha Mourad, dira : «La grève est un droit. Tout ce que les travailleurs du SNAPAP revendiquent est légitime. Quand à la fermeture, ce qui reste de la section est 20%, alors on ne peut pas assurer le service avec 20% des travailleurs. Nous souhaitons des réponses favorables à ces demandes pour le bien-être de l’employé et du peuple». Cette action sera, selon la porte-parole du bureau de Bouzeguène, suivie d’une marche nationale le 27 septembre prochain.
Fatima Ameziane.
