Grève des enseignants

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Rien ne va plus au lycée Houari Boumediène du centre-ville de Bouira. Hier, les élèves ont été renvoyés chez eux vers 10h, après qu’une grève surprise, d’une journée, eut été enclenchée par les enseignants de cet établissement.

Les enseignants grévistes dénonçaient «l’anarchie qui prévaut au sein de cet établissement depuis le début de l’année». Selon eux, plusieurs postes importants sont toujours vacants depuis l’année dernière, notamment celui du directeur de l’établissement, du censeur et du magasinier ou économe. Toujours selon les enseignants grévistes, le lycée en question souffre également d’un manque flagrant en adjoints d’éducation et en agents de sécurité ce qui provoque régulièrement des situations d’anarchie. Le retard dans la distribution des manuels scolaires et le blocage des aides de 3000 DA au profit des élèves nécessiteux, sont les deux autres points soulevés par les enseignants : «Le poste de directeur est vacant depuis le mois de juin dernier. Idem pour celui d’intendant et du censeur, même les emplois du temps n’ont pas été faits et actuellement nous ne savons même pas quel niveau chacun de nous va enseigner ! La tâche de directeur est assumée par un directeur d’un autre établissement, et ce dernier ne peut, à lui seul, assumer trois tâches à la fois, surtout en ce début d’année scolaire», nous dira l’un des professeurs grévistes, avant d’ajouter : «Ce qui nous désole le plus, c’est le mutisme des responsables de la direction de l’éducation qui, malgré nos nombreux avertissements et ceux des parents d’élèves, n’ont pas bougé le petit doigt pour nous faire éviter ce marasme !». Les enseignants grévistes ont averti par ailleurs que cette première journée de débrayage sera suivie d’autres journées de grève «si la direction de l’éducation ne réagit pas rapidement». Pour rappel, l’ex-directeur de cet établissement a été suspendu de son poste au mois de juin dernier, par le directeur de l’éducation, suite à des «dépassements graves». Une enquête a également été ouverte à propos de la gestion de l’ancien économe. L’enquête ministérielle a abouti à la mutation de ce dernier vers un autre établissement. Le censeur quant à lui est parti en retraite durant la même période. Aucun de ces trois départs n’a donc été comblé et les trois postes clés demeurent vacants, au grand dam des enseignants et des parents d’élèves. Ces derniers ont à maintes reprises, dénoncé cette situation qui perturbe au plus haut point la scolarité de leurs enfants.

Oussama Khitouche

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