Le spectre des salaires impayés continue de hanter les travailleurs de l’Eurl/FSPP (ferme semenciére de production de plants) ex-ferme pilote Mira Tazmalt qui sont à leur 12 mois sans salaire. Cette crise ne date pas d’aujourd’hui puisque elle s’est toujours renouvelée depuis l’année 1998 date de sa transformation juridique sans qu’ »aucune mesure sérieuse n’ait été prise par les responsables de ce secteur qui se sont confinés dans un silence synonyme de blak-out total » nous fait-on savoir auprès des travailleurs qu’on a interrogés avant d’ajouter : « A chaque fois qu’on engage une action pour revendiquer nos salaires, l’inspection du travail et après une tentative de conciliation, nous conseille d’aller vers une grève ou d’entamer des poursuites judiciaires conformément à la réglementation ». La bouffée d’oxygéne qui provenait auparavant de la location des bâtiments d’élevage leur a été interdite ainsi que toute autre vente sur-pied de la production. Résultat : les bâtiments en question se trouvent dans un état de dégradation avancée dû a leur non exploitation en engendrant un manque à gagner de plus de cent millions par an, empiétement des terres de la ferme qui sont transformées en lieux de décharges sauvages sans qu’on ose mettre un terme à cette anarchie et à ce laisser-aller qui en dit long. A signaler, enfin, qu’à l’état dans laquelle se trouve l’entreprise, on avance vers une mort certaine de l’unité, privée de tous les moyens de développement ainsi que ceux à même de motiver les travailleurs pour la continuité. Dans une autre Eurl/FSPP, ex-ferme-pilote M’chedallah, dans la wilaya de Bouira, les travailleurs sont presque à la quatrième année sans salaire.
A. S.
