Le département sciences économiques à l’arrêt

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Les étudiants du département de sciences économiques, relevant de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, ont entamé, hier, un mouvement de grève.

Ils dénoncent «la politique de la sourde oreille» menée par les responsables de leur département face à leurs revendications jugées «légitimes». En effet, tôt dans la matinée d’hier, tous les amphithéâtres étaient fermés ainsi que l’accès aux différentes classes et administrations par une trentaine d’étudiants. D’après les étudiants grévistes, leur objectif est de «dénoncer la décision du conseil scientifique et les conditions d’études déplorables». Ils estiment que les critères fixés pour avoir le droit au rachat sont pour le moins «inacceptables», et les protestataires dénoncent la situation qui prévaut au sein des nouveaux bacheliers dont le nombre dépasse les 900, alors que le département ne dispose que d’un nombre très restreint de classes. Au demeurant, il faut signaler, que ces critères ont pénalisé un bon nombre d’étudiants inscrits durant l’année universitaire précédente (2015/2016) en première et/ou deuxième année. Cela en les condamnant à refaire l’année, alors que d’autres ont bénéficié dudit rachat pour accéder à l’année suivante. Même s’ils n’ont pas cumulé le nombre de crédits requis pour être admis, ils seront déclarés admis avec dettes. Sachant que les années passées, il n’y avait pas eu ce genre de problème. «Je suis moi-même une victime de cette manière de procéder. J’ai une moyenne de 9,85 et avec rachat, je pourrais être admis en deuxième année, malheureusement, je n’en fais pas partie et je ne vois pas pourquoi j’ai été recalé», estime Khaled, un étudiant de première année. Rien n’augure de l’arrêt de cette protestation, car les étudiants grévistes sont déterminés à poursuivre leur action, à moins que leurs revendications soient satisfaites.

Aziz Cheboub

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