La question sur la nécessité de maintenir ou pas en l’état le fameux marché hebdomadaire de Souk El Hed, chef-lieu de la commune de Timizart daïra, se pose réellement. Elle découle du fait de l’emplacement même de ce marché hebdomadaire qui étale ses tentacules le long de l’unique artère de la ville causant moult tracas aux usagers de la route et autres institutions implantées sur les lieux comme le siège de la mairie encombré par les nombreux camions des revendeurs d’aliments de bétail. L’APC de Timizart à récemment décrété un arrêté interdisant justement aux maquignons et aux revendeurs de foins, depuis dimanche dernier, l’accès à cette petite placette exigüe pour le besoin de leur commerce. Mieux, ledit arrêté stipule que toute éventuelle infraction obligera les autorités locales à recourir aux forces de l’ordre pour son application stricte. Par ailleurs il est proposé à ces revendeurs un autre endroit pour exercer leur métier, c’est-à-dire hors de la ville, au le lieudit «Ahriq Ouatar». Mais apparemment, les éleveurs et les revendeurs de foins ne l’entendent pas de cette oreille, puisque, ce jour-là faisant fi de l’arrêté c’est toujours à la même placette jouxtant le siège de la mairie qu’ils ont garé leurs camions, faisant entendre à qui veut que personne ne les fera déloger de cet endroit. La raison trouvée pour refuser d’exécuter ledit arrêté est que la route qui mène vers le nouveau lieu de vente est dangereuse : «Il y a risque de voir nos camions chargés de bottes se renverser, à cela s’ajoute que loin du chef-lieu, notre activité mourrait car personne ne se déplacera pour acheter nos produits dans ce nouveau lieu désigné pour notre activité», nous expliquera l’un des revendeurs. Situation cafouilleuse à plus d’un titre car il va de soi que si les revendeurs refusent d’exécuter l’arrêté cela amènera forcément les responsables de la mairie à user de leur droit, c’est-à-dire, faire appel aux forces de l’ordre pour dégager la placette des camions qui la bloquent avec ce que cela signifie comme risque de dérapage. Toujours est-il que les avis divergent sur la question. «Certains citoyens s’expriment sentimentalement sur le sujet car malgré tout, ce souk a durant longtemps fait la réputation de la commune, mais avec la vie moderne, il faut parfois savoir faire des sacrifices, Souk El Hed n’est plus un lieu-dit. C’est une agglomération qui ne cesse de grandir, il est temps de la soulager du fardeau de souk plus encombrant qu’utile», nous dira en l’occurrence un citoyen de la région.
A.S Amazigh
