Tizi-Gheniff – Des édifices publics attendent d’être baptisés

«Nous avons encore de nombreux établissements, des places publiques, de rues et de ruelles non encore baptisés. La commission s’est réunie et des noms ont été proposés. Je citerai par exemple le grand boulevard qui pourrait être baptisé du nom d’Ahmed Gallèze, le premier à avoir organisé le mouvement national dans toute la région. Pour le lycée polyvalent, l’on a proposé le nom de la regrettée Hakima Gormit qui a décroché son Bac à titre posthume en juin 2015», avait déclaré dans la délibération tenue en avril 2016, M. Said Mansour, maire de Tizi-Gheniff à cette époque. Deux ans après, rien n’est porté encore sur le fronton de ce lycée polyvalent. Pourtant, lors de cette assemblée, si des voix s’étaient élevées pour demander qu’un travail profond soit fait pour dégager les noms, celui de cette jeune lycéenne n’avait eu aucune opposition. Depuis, ses camarades, aujourd’hui universitaires, attendent toujours que le nom de cette courageuse fille soit inscrit sur le fronton du lycée. «Il faut que la nouvelle équipe à la tête de l’APC fasse vite. Il est très important de donner le nom de notre regrettée camarade Hakima Gormit à ce lycée parce que, vraiment, elle était un exemple de courage. En dépit de la maladie qui la rongeait, elle n’avait pas perdu espoir. Elle disait toujours avoir le Bac et mourir», témoignera une de ses camarades de classe la gorge nouée. S’il est vrai que la nouvelle équipe à l’APC est occupée à solutionner quelques problèmes datant de très longtemps, il faudra aussi dire que certains parmi l’exécutif étaient les premiers à faire la proposition de baptiser le lycée du nom de la jeune disparue alors qu’ils étaient membres de la société civile. Par ailleurs, il est à signaler que d’autres infrastructures se trouvent dans la même situation. À l’image du CEM dit base 5, mis en service en 1995, le stade communal, la bibliothèque communale, le CEM de Ouled Messaoud et bien d’autres encore.

A. O.