La nouvelle loi sanitaire vient d’être adoptée par le Conseil des ministres. Dans ses grandes lignes, il y a la prévention, la promotion et la protection sanitaire, la confirmation de la gratuité des soins et la prédominance du service public de santé.
Parmi les aspects majeurs qui ont été introduits dans la nouvelle loi sanitaire, le directeur des études au ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière assure qu’elle consacre et élargit les droits des usagers de la santé.
S’exprimant hier matin sur les ondes de la chaine III de la radio nationale, M. Saïd Mekkaoui a annoncé dans ce contexte «la création d’une Commission de médiation et de conciliation».
Selon la même source, les citoyens pourront introduire auprès de cette commission un recours par suite de carences dont ils pourraient avoir été victimes, avec la possibilité de faire appel à la justice.
«Ces personnes peuvent s’adresser à la commission de conciliation et de médiation mise en place dans chaque établissement de santé et peuvent aussi déposer un recours au niveau de la commission de surveillance des professions de la santé créée auprès de l’agence régionale de santé», soulignera-t-il.
L’intervenant de la radio nationale a, en outre, souligné que cette loi dans sa nouvelle mouture, «rétablit la planification sanitaire oubliée en chemin».
Un des moyens, poursuit la même source, «d’asseoir une répartition rigoureuse des ressources humaines et des équipements et de prévoir la création d’établissements de santé là où il y a nécessité».
Pour ce qui est de l’organisation sanitaire, M. Mekkaoui assure que là aussi, «beaucoup de choses vont changer», notamment pour ce qui a trait à la priorité dont bénéficiera la santé de proximité à travers la création de circonscriptions sanitaires, mutualisant les soins et rétablissant la continuité et la hiérarchisation de ces derniers.
Il explique par la suite que cette loi considère, désormais, les établissements de soins privés comme partie intégrante du système national de santé en leur concédant le statut de service public afin, dit-il, qu’ils participent de manière complémentaire à son renforcement, particulièrement dans les zones dépourvues de couverture sanitaire.
L’intervenant de la radio algérienne confirme, par ailleurs, que la loi qui devrait être adoptée vers la fin de l’année, met définitivement fin au «temps complémentaire», un système par l’entremise duquel des praticiens relevant du service public proposaient leurs services à des établissements de statut privé.
L. O. CH

