Bouira Lycée Houari Boumediene – Les parents d’élèves tire la sonnette d’alarme

Le président de l’association des parents d’élèves du lycée Houari Boumediene de la ville de Bouira vient, une fois encore, de tirer la sonnette d’alarme sur la situation qui prévaut au sein de l’établissement. Une situation qu’il qualifie, dans un document adressé à la presse dont nous détenons une copie, de déplorable et surtout de dangereuse. Pour rappel, l’établissement est paralysé par une grève ouverte des enseignants depuis la semaine dernière. Le responsable de l’association qui se dit préoccupé par la tournure que prennent les choses, s’interroge sur le silence de la direction de l’éducation, incapable, selon lui, «d’assainir la situation». Pour lui, le grand perdant et les victimes de cet état de fait ne sont autres que les élèves. Selon M. Bouchene, les élèves subissent beaucoup de pression et vivent la peur au ventre à cause du retard dans l’exécution des programmes scolaires. L’association rappelle qu’à l’origine de la grève ouverte, l’incapacité de la DE à installer le nouveau économe et ce en raison de l’entêtement de l’ancien économe, suspendu à titre conservatoire, de passer les consignes avec son remplaçant. Un état de fait qui n’a fait que compliquer davantage la situation de l’établissement, surtout si l’on sait que l’intendance est un service des plus névralgiques dans le fonctionnement d’un établissement. Toujours selon M. Bouchene, la situation que vit le lycée a eu des répercussions négatives à la fois sur les conditions de scolarité des élèves et sur le travail du personnel du lycée. Conséquences : les volets restauration et hygiène y sont affectés. Idem pour le paiement des factures d’eau, des dettes, du versement des primes de scolarité et du retrait des documents administratifs auprès de l’intendance (ATS, fiches de paie et relevé des émoluments). Le président de l’association révélera aussi que les 720 élèves du lycée se retrouvent aujourd’hui sans assurance pour faute du non encaissement des frais de scolarité des lycéens par le service de l’intendance. Pour conclure, M. Bouchene s’interroge comment la direction de l’éducation n’arrive pas à appliquer la loi contre une personne, en l’occurrence l’ancien économe, à qui les services du trésor ont retiré l’agrément de signature ?

D. M.