L’association des habitants de la cité des 14 et 25 logements sise à Souk El Hed, chef-lieu de la commune de Timizart (daïra d’Ouaguenoun), a initié pendant les deux derniers weekends, une opération de nettoyage de leur résidence dans le but de la débarrasser des détritus qui la salissent depuis longtemps et redorer un tant soi peu son blason terni par des années d’absence d’entretien. Hélas, même si la volonté était au rendez-vous, l’opération en elle-même ne s’avéra pas facile car tout le réseau d’assainissement des deux blocs de bâtiments qui composent cette résidence est à refaire. En effet, une fois sur les lieux, les volontaires découvrirent ahuris que toute la conduite était détériorée et déversait les eaux usées à même le sol donnant une odeur insupportable. Plus grave encore, les dalles des fosses sceptiques sont complètement éclatées, laissant voir des eaux boueuses usagées et nauséabondes. «Pourtant, nous avons signalé cette situation aux services concernés de l’OPG ainsi qu’au P APC qui nous avait promis d’y remédier. Mais force est de constater qu’à ce jour, rien n’est fait», nous dira A .H membre de la dite association. «Pour le moment, nous essayons de colmater les brèches avec les moyens de bord. Nous tentons tant bien que mal de remplacer les tubes PVC endommagés, mais cela ne suffira point pour résoudre le problème, car comme nous le constatons, c’est tout le réseau qui est soit bouché soit éclaté», nous expliquera Moussa Hadjou avant de poursuivre : «Même si le P APC a mis à notre disposition un camion à benne pour le ramassage des ordures amassées, nous sommes loin du compte car le vrai problème réside dans le réseau d’assainissement. C’est pourquoi nous prévoyons une réunion des habitants de la cité pour justement dégager une plateforme de revendications à soumettre aux autorités locales en vue d’une solution définitive à notre calvaire!». Tel est l’appel des résidants de la cité des quatorze logements. Espérons que leur cri d’alarme trouvera écho auprès des responsables de la commune et de l’OPGI.
A. S Amazigh
