Exceptés évidemment les céréales et les légumes secs, bon nombre de ménages dans la circonscription de Maâtkas arrivent cahin-caha à s’autosuffire en matière de production agricole. En effet, ceux qui ont cette chance d’avoir de vastes parcelles de terrains cultivables n’hésitent plus en ces temps de vaches maigres de se mettre à cultiver pas mal de produits de première nécessité : “Je n’achète ni la pomme de terre ni l’oignon ni encore moins de fruits ! ”, dira Arezki M., fonctionnaire mais aussi paysan, qui en dehors de ses heures de travail dans enseignement, ne quitte plus ses champs avec sa petite famille, à l’instar d’ailleurs d’autres familles qui arrivent quelquefois à dégager un surplus quand la pluviométrie est généreuse. Des surplus en salade, en navets, fèves, pommes de terre, oignons, ail…etc.En été, c’est le vignoble qui détient la palme en matière de production. Ils sont innombrables ces familles qui cultivent méticuleusement des pieds de vignes de toutes espèces. En somme, l’importance de l’agriculture autovivrière (à ne pas confondre avec le petit jardinage) n’est plus à démontrer, même si aucune statistique n’en parle ! A vos terres !
Idir Lounès
