l La campagne oléicole est bel et bien achevée avant les délais ordinairement admis, et pour cause, la commune d’Aït Bouaddou a enregistré sa récolte des plus mauvaises années. Le vieillissement des arbres, le manque d’entretien, le gaulage traditionnel faute de moyens modernes et surtout les intempéries de l’année dernière, se sont répercutés négativement et de manière notable sur la production. N’ayant que leurs yeux pour pleurer, leurs arbres dénués par la tempête, les paysans n’ont reçu aucune aide même substantielle de la part des autorités concernées, alors que le service agricole communal avait procédé au recensement des dégâts considérables. Rajeunir les oliviers revient excessivement cher. Un plant d’olivier greffé se négocie à 250 da, voire plus, alors que les aides, dans le cadre du FNDRA, se donnent au compte-gouttes. De l’avis des spécialistes, l’huile d’olive, ingrédient très prisé du monde rural et citadin, ne sera pas à la portée de toutes les bourses.
M. O.
