l Bien que les travaux d’assainissement soient réalisés à quelque 90%, à travers les vastes territoires de la commune d’Aït Bouaddou, avec l’apport de la population qui avait offert la force de ses bras pour la concrétisation de ce faramineux projet avec les concours des APC qui se sont succédés depuis 1990 à ce jour, la nouvelle équipe municipale s’attelle à parfaire son réseau et finir définitivement avec le phénomène de la pollution des rivières, sources et nappes phréatiques en provenance des ménages. En l’absence de toute unité industrielle, seules les huileries, pour la plupart traditionnelles, continuent à poser un sérieux problème de pollution par les margines qu’elles dégagent. Là, contrairement à d’autres communes, le grignon d’olives (Amegrouche) est par contre récupéré systématiquement auprès des huileries pour être brûlé et car il fournit une source de chaleur nécessaire aux foyers de cette commune montagneuse connue pour ses hivers rudes. Un appel d’offres est lancé et ce, pour terminer les 10% restants du réseau d’assainissement, concernant les foyers ou les hameaux qui n’ont pas bénéficié des opérations précédentes. Pour ce qui est de la pollution des sources souterraines, la commune se retrouve face à un problème monstre qui concerne la source Teboudh, laquelle alimente en eau potable une partie de la commune ainsi que la commune des Ouadhias, avant que celle-ci n’opte définitivement pour son alimentation par Takhoukht, depuis quelques années. Ladite source est en effet polluée en amont par le ruissellement des eaux usées provenant du village Aït Irane. L’ouverture des plis était prévue pour le 7 février passé. Le lancement des travaux d’assainissement réglera-t-il définitivement ce fléau qui n’est malheureusement pas propre à cette commune déshéritée ?
M. Ouanèche
