Les parents d’élèves du collège Almas Lutfi, sis dans la ville de Tizi-Ouzou, se sont plaints hier auprès de la direction de l’éducation de la wilaya des mauvaises conditions de scolarisation de leurs enfants. Dès la matinée, ils se sont regroupés devant l’entrée de l’académie de Tizi-Ouzou et ont demandé à être reçus par un responsable, afin de lui exposer les nombreux problèmes auxquels sont confrontés leurs enfants, notamment le souci majeur rencontré dans cet établissement, à savoir l’insécurité. D’après M. Nouri, membre de cette association des parents d’élèves, «le mur de clôture de l’établissement a été démoli par l’entrepreneur qui faisait des travaux publics à proximité du collège, ce qui a libéré l’accès à l’établissement à des intrus qui menacent la sécurité des enfants». «Le CEM est à quelques mètres de l’académie, je suis choqué du fait que les responsables ignorent tout ce qui se passe ici», a-t-il ajouté. Les parents d’élèves parlent même de «menaces avec armes blanches» et de «fléaux sociaux». Par le biais de cette action, les parents d’élèves expriment leur peur et dénoncent le manque de moyens et d’équipement au sein de l’établissement. Ils ont cité entre autres la cantine du CEM qui est selon eux dans un état «déplorable» et où «aucune condition d’hygiène n’est respectée». Le manque d’effectif au CEM Lutfi pose également un réel problème aux parents d’élèves. En effet, selon eux, «plusieurs départs à la retraite n’ont pas été comblés, ce qui affecte la bonne prise en charge de leurs enfants». Il est à noter que le collectif des parents d’élèves a été reçu par un responsable de la direction de l’éducation de la wilaya, qui leur a promis de régler au plus vite les problèmes qu’ils ont exposés. Pour le manque d’effectif, la direction a promis de procéder à des recrutements très prochainement et s’est engagée, en attendant, à envoyer quelques ouvriers pour dépanner l’établissement. Pour ce qui est de la situation sécuritaire, une commission va être envoyée dimanche prochain, pour constater et faire l’état des lieux, afin de prendre les décisions qui s’imposent, avons-nous appris du collectif des parents d’élèves. Par ailleurs, ce collectif a adressé une lettre au wali, dans laquelle il lui expose le problème. Pour avoir sa version des faits et connaître tout de la situation dans laquelle se trouve son établissement, nous avons tenté de contacter le directeur du CEM, mais celui-ci a refusé de communiquer. Même topo au niveau de la direction de l’éducation de la wilaya, où toutes nos tentatives d’approcher le premier responsable ont échoué.
Kamela Haddoum.
