Aïn El Hammam – Les villages de montagne rivalisent de propreté

Des villages comme Boumessaoud dans la commune d’Iferhounène, Aourir Ouzemour dans la municipalité d’Akbil ou encore Ath Adella à Ath Bouyoucef, dignes représentants des communes de haute montagne lors du dernier concours Rabah Aïssat, font des émules parmi leurs voisins qui n’ont pas encore participé au «village le plus propre».

Ces hameaux dont certains sont loin d’avoir l’envergure ni les moyens des grandes agglomérations, ne sont pas les seuls à émerger dans la région. Lors de nos visites à Tiferdoud, Ichelliven, Ath Ziri et d’autres qui n’ont pas eu la chance d’être sacrés, nous avons pu nous rendre compte de tout le travail effectué par des citoyens qui, avec la force de leurs bras et les moyens de bord, ont pu donner une autre vie à leur environnement. Sans gagner de titre, ils ont néanmoins tout gagné en offrant à leurs enfants un village où il fait bon vivre. La propreté irréprochable des rues, des fleurs à travers les rues, l’aménagement des cimetières, des fontaines ou des places publiques (Thijemouâa) sont devenus des atouts qui attirent des visiteurs, chaque jour plus nombreux. Ces atouts font la fierté non seulement des habitants, mais aussi de toute une région qui se targue de sortir de l’anonymat de fort belle manière. Les villageois qui ont donné de leur temps et de leur argent (des cotisations mensuelles pour le fonctionnement de leurs bourgs respectifs) sont allés plus loin en ressuscitant des lois ancestrales que l’on croyait perdues à jamais. «Comme avant, celui qui rentre ivre au village, ceux qui provoquent des bagarres ou encore ceux qui ne respectent pas le code de Thajmaâth sont passibles d’amendes substantielles qui les dissuaderont de recommencer leurs actes répréhensibles à l’avenir», nous dit un vieil homme nostalgique du «bon vieux temps». «Nous espérons que les résultats obtenus, par la presque totalité des villages de la commune d’Ath Bouyoucef, seront un exemple pour toutes les agglomérations non seulement de Tizi-Ouzou mais aussi de toute l’Algérie» disent ceux qui ont eu à visiter ces villages. Il ne suffit plus d’en parler ou de partager sur les réseaux sociaux les belles images reflétées par les villages propres. Chacun, selon ses capacités, pourrait agir dans son milieu. Ceux qui ont réussi à améliorer leur cadre de vie, sans la contribution de personne, sont des Algériens comme on en rencontre tous les jours dans la rue. Cependant, ils ont ce «plus» qui doit manquer aux autres : la volonté.

A. O. T.