APW de Bouira Environnement, oppositions, retard des projets… – Les réponses du wali

À cause des nombreuses questions posées lors des divers, la troisième session ordinaire de l’APW s’est poursuivie jusqu’à dimanche dernier, ce qui a permis au wali de répondre à chacune d’elles. Pour celles qui appelaient des réponses plus techniques, le premier responsable de la wilaya a préféré s’en remettre aux directeurs des secteurs concernés. L’intervention du wali a commencé par une question brûlante : la propreté des villes et des villages. En faisant son cheval de bataille, il a plaidé d’entrée de jeu pour une culture du volontariat afin de donner une image plus flatteuse de la wilaya. Pour la concrétisation de ce programme ambitieux auquel, dès son installation toute récente, il s’est attelé sans tarder, le chef de l’exécutif a réussi à mobiliser au niveau du chef-lieu, visé depuis une semaine par une grande opération de nettoyage, pas moins de 174 camions, 43 engins des travaux publics et 940 ouvriers, dont 380 jeunes du mouvement associatif et du Scout musulman algérien. L’opération s’est soldée par le ramassage de 687 sachets d’ordures et 8 610 tonnes de gravats. Le wali qui a plaidé aussi pour la généralisation de cette campagne à toutes les communes, a appelé les responsables concernés à offrir tous les moyens pour permettre aux citoyens consommateurs de disposer de poubelles en temps opportun pour se débarrasser des papiers d’emballage et des sachets contenant les ordures. «Un citoyen qui veut jeter un gobelet ou un sachet ne peut pas le garder indéfiniment dans la main. Au bout de dix, quinze minutes, il le balance sur le trottoir», a-t-il fait observer. L’intervenant a exhorté également, les citoyens à faire preuve d’un peu de civisme pour l’amélioration de leur cadre de vie. Concernant la question posée jeudi dernier ayant trait aux enlèvements d’enfants, le wali a mis en exergue la médiatisation de ce phénomène et rappelé les mesures prises par l’Etat pour son éradication. Pour l’indemnisation des propriétaires qui s’opposent au passage des réseaux d’AEP, d’électricité et de gaz, il a fait valoir le caractère d’utilité publique de ces projets et la nécessité de recourir à la force publique, estimant qu’en cas de désaccord, il y a la justice.

Le programme AADL au menu aussi

La question sur la façon dont s’effectue la collecte des impôts a été laissée au directeur de ce secteur dont le départ a été annoncé comme imminent. L’habitat rural n’est pas concerné par le gel décidé par la crise, a relevé le premier responsable de la wilaya. En revanche l’assainissement si. Aussi l’intervenant a proposé un montage financier entre la commune et la wilaya. L’autre problème posé est relatif aux cantines qui n’ont plus de cuisiniers, ceux ayant travaillé dans le cadre des dispositifs sociaux n’étant plus payés depuis l’expiration de leur contrat. Le wali cherche à résoudre ce problème en demandant qu’on accorde d’autres contrats aux jeunes désireux de faire cette tâche. Le retard accusé dans la réalisation d’un hôpital de 120 lits à M’Chedellah, a aussi retenu l’attention du wali qui s’en est ouvert aux deux chambres (APN et Sénat) pour trouver une solution pour son financement. De même, la préoccupation causée par le glissement de terrain à Djebahia n’a pas laissé indifférent ce responsable qui a dit recourir à une expertise pour déterminer la cause de ce phénomène géologique. Revenant sur les critères d’éligibilité au logement social qui tiennent compte du salaire qui ne doit pas dépasser un certain seuil et du fait que le demandeur ne doit pas avoir bénéficié par le passé d’un autre programme ou d’acquisition d’un lot de terrain, l’intervenant a invité les chefs de daïra à procéder dans les plus brefs délais à leur distribution. Enfin, le wali a longuement parlé du programme AADL en tenant à préciser qu’il est un programme de wilaya et que ce programme peut être implanté dans n’importe quelle commune ou daïra, et même en dehors de la wilaya, en fonction de la disponibilité des assiettes foncières. Il a rappelé que la wilaya a bénéficié de 2 900 logements et que seuls 800 ont été lancés, faute de terrains disponibles. Il a ajouté que ce programme ne peut se réaliser sur des EAC, tout en se posant comme le défenseur farouche des terres agricoles. «Je m’alignerai toujours sur la position du DSA» a-t-il lancé à l’assemblée du haut de la tribune. Il a montré sa disponibilité entière à tout mettre en œuvre pour le lancement prochain du reliquat de ce programme.

Aziz Bey