Dans le but de préserver l’environnement dans lequel ils évoluent, les collectifs des habitants prennent les choses en main. En effet, en dépit des efforts déployés par l’APC en mettant des bacs à ordures dans tous les endroits recensés comme étant des lieux où prolifèrent des monticules d’immondices de tous genres, le civisme manque chez certains citoyens. Devant, justement, l’avancée des déchets et autres saletés devant leurs immeubles, les résidents de la cité 40 logements au quartier dit » l’Abattoir », sur la route d’Alger, ont décidé d’en finir avec ce décor hideux et néfaste. A l’appel du collectif des habitants, tout le monde a été au rendez-vous, avant-hier (vendredi), dès les premières heures de la matinée dans le but de mener le nettoyage de tous les alentours. Ainsi, à l’aide de bêches, de pelles et d’autres outils, ils ont pu redonner vie aux espaces verts de leur cité. Ainsi, des dizaines de sacs-poubelles ont été remplis de bouteilles en plastique, de canettes et autres objets hétéroclites. « C’est l’affaire de tous ! Cela ne veut pas dire qu’on doit laisser les choses revenir à l’état où elles étaient, il y a quelques jours, après cette journée de volontariat. Chacun de nous doit veiller sur ces espaces. Il y va de la santé de nos enfants, de la notoriété de notre cité et de la beauté des lieux », nous confie un initiateur de cette journée. Après les efforts des uns et des autres, il est à signaler que tous les alentours sont agréables à voir. En tout cas, les jeunes de cette cité disent qu’ils agiront ensemble jusqu’à «la création d’une association qui défendra tous les intérêts des résidents» parce que, faudra-t-il le souligner, en dépit de tous leurs appels, il existe encore des situations qui gênent les habitants. « Notre programme d’actions sera rendu public prochainement », nous répond un autre membre actif de cette cité de fonctionnaires et cadres en activité ou en retraite. La préservation des espaces verts, par les habitants des 40 logements, ne date pas d’aujourd’hui. Il y a eu un certain relâchement dont les conséquences ont permis, à la nouvelle génération, de saisir l’importance qu’il faudra accorder à l’environnement afin d’aboutir à un meilleur cadre de vie des résidents.
Amar Ouramdane
