Elle raconte comment elle a vaincu le mal

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L. B., une cancéreuse qui a vaincu le cancer du sein, est venue raconter ses déboires avec la maladie lors de la journée contre le cancer organisée à l’école paramédicale d’Ain El Hammam. Récemment, elle a raconté les difficultés vécues par les cancéreuses qui souffrent en silence. «J’ai dû consulter quatre spécialistes pour que le dernier détecte mon mal», commence-t-elle. «Etant fonctionnaire dans le domaine de la santé, j’ai toujours entendu parler du cancer, mais je n’ai jamais pensé que j’en serais un jour atteinte. Lorsque j’ai senti une anomalie dans mon sein, une sorte de grain, j’ai eu le réflexe de consulter un gynécologue qui m’a conseillée de passer une mammographie qui n’avait rien décelé d’anormal. Ce docteur m’a donc rassurée qu’avec un traitement tout irait bien en peu de temps. Dix jours plus tard, il me prescrit un autre traitement sans résultat. J’ai décidé, alors, de consulter un autre gynécologue qui me demanda une mammographie mammaire, avant de me changer de thérapeutique. Voyant que le kyste grandissait de jour en jour, je pris la résolution, encore une fois, de changer de praticien. Celui-ci me rassure et me dirigea vers un spécialiste. Ce dernier me demanda d’effectuer une cytoponction qu’il envoya dans un laboratoire (ANAPAT). Au bout de quelques jours, il m’appela et me demanda d’aller le voir d’urgence. J’étais loin de me douter de ce qu’il allait me dire, mais lorsque j’ai lu les résultats, j’ai pleuré toute la journée, non pas à cause de la maladie, mais parce que je devais être éloignée de mon fils malade qui a besoin de ma présence constante. A l’époque, j’avais tout abandonné (travail et autre) pour habiter Alger et me rapprocher d’une école privée ayant les compétences adéquates pour prendre en charge mon enfant. M’éloigner de lui est le pire que tous les cancers, dis-je au médecin, j’ai, donc, demandé au docteur de «faire vite» pour que j’aille reprendre ma place auprès de lui», nous raconte t’-elle avec émoi. Et d’enchainer : «J’ai eu la chance d’être aidée par beaucoup de gens notamment par le Dr Slimana, d’une clinique privée de Tizi-Ouzou. Je vous le dis ce n’est pas le cancer qui tue, mais la mauvaise prise en charge ! Je n’oublierai pas de signaler la compétence du personnel, toutes catégories confondues, du CPMC de l’hôpital Mustapha, contrairement aux autres hôpitaux où j’ai été admise. Le soutien de l’entourage est une grande partie de la guérison, ainsi, la présence de mon mari, ma famille, ma belle famille ainsi que mes amis à mes cotés, j’en suis arrivée à oublier mon mal. A tous (elle s’adressait aux stagiaires de l’école paramédicale et aux infirmières), je vous exhorte à sourire aux malades». L. B. qui a souhaité rester dans l’anonymat, est maintenant guérie et a repris ses activités de sage-femme.

A. O. T.

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