Chaque mardi, les usagers de la RN5 souffrent. Le marché de véhicules cause des désagréments aux chauffeurs et plus particulièrement à ceux des poids lourds. La circulation y est constamment congestionnée et les files de véhicules atteignent les trois kilomètres et parfois les cinq kilomètres surtout au moment où les clients fréquentant le marché commencent à quitter les lieux. Les usagers de la RN 5 sont souvent sur les nerfs et s’emportent dès que l’embouteillage prend de l’ampleur. Il faut dire que des chauffards s’engagent à droite et à gauche en roulant sur les accotements, soulevant des nuages de poussière qui rendent l’atmosphère irrespirable et la visibilité presque nulle. Des klaxons stridents, des cris, voire des vociférations s’éclatent. Tout le monde est à bout de nerfs. Ceux qui respectent le code de la route perdent vite patience car ils ne tolèrent plus certains comportements de chauffards. A cela s’ajoute le passage des trains toutes les trente minutes. Les agents chargés du passage à niveau ferment les barrières dix à quinze minutes avant l’arrivée du train. Ceci cause aussi un autre désagrément aux usagers de la RN5 et de la RN25 plus précisément au niveau du carrefour. Il est vrai que les services de sécurité, la police locale secondée par celle de Kadiria, déploient d’énormes efforts pour rendre la circulation fluide. Néanmoins, le passage des trains entravent ces dispositions et paralyse encore et davantage la circulation. Les habitants des cités résidentielles longeant la RN5 souffrent eux aussi. Dès six heures du matin, les résidents sont dans l’obligation de se lever tôt car les chauffeurs de poids lourds commencent à klaxonner dès qu’ils sont gênés par un véhicule léger qui s’apprête à rentrer au marché. Pour que la circulation soit fluide, les autorités doivent penser à délocaliser ce marché vers un endroit plus pratique. Il faut aussi signaler que les usagers de la RN5 vivent cette situation à partir de l’après-midi du dimanche, veille du marché hebdomadaire des fruits et légumes.
A Bouzaidi.
