Les titulaires des comptes courants postaux font face, depuis quelques mois, à un problème qui ne dit pas son nom : La poste a de la peine à satisfaire les nombreuses demandes de carnets de chèques. Face à une telle situation, les usagers sont contraints, de se rabattre sur le fameux «chèque de secours», un imprimé disponible au niveau des agences d’Algérie. Les titulaires, pour certains, ne comprennent pas le grand retard mis dans l’envoi des chéquiers. Des usagers du CCP ont indiqué, à ce titre, qu’ils ont renouvelé leurs demandes de carnet de chèques plusieurs fois, mais en vain. Idem pour les demandes de cartes magnétiques CCP. Selon certains témoignages recueillis, certains en sont à leur septième mois depuis la formulation de leur demande, d’autres plus. Une situation peu confortable et à laquelle les responsables d’Algérie Poste ne trouvent d’arguments que pour dire que les carnets de chèques en question sont «confectionnés au niveau du centre d’Alger», et que malgré leurs multiples interventions, auprès des responsables de cette instance, les choses n’ont pas changé, au grand dam des demandeurs. «J’ai demandé à moult reprises cette fameuse carte, mais à ce jour, je n’ai rien reçu», nous dit un client que nous avons rencontré dans une agence postale à Sidi-Aich. À la poste, l’on ne donne pas non plus d’explication convaincante sur ce retard. Comble de l’ironie, nombreux sont les clients d’Algérie poste qui ne daignent pas retirer leurs cartes, et qu’en contrepartie, ceux qui attendent impatiemment ce document, ne l’ont toujours pas reçu. Il y a lieu de rappeler que la confection de cet instrument de paiement moderne coûte cher. La question de l’attente des clients est toujours d’actualité
Bachir Djaider
