Comme il fallait s’y attendre, suite à la baisse importante des températures ces derniers jours, sur la région d’Aïn El Hammam, les premières neiges de l’année se sont abattues sur le Djurdjura mardi dernier. Les hauteurs de la ville de l’ex-Michelet ont enregistré, également, de la neige avec des températures de 1 degré en soirée. Cette année, la poudreuse est en avance vu que l’an dernier, elle n’est apparue que vers la fin du mois de novembre. Bien que pour le moment, elle se limite à recouvrir les cimes des montagnes, «elle ne tardera pas à nous atteindre. Elle annonce un hiver précoce et difficile», nous dit un vieil homme. Elle augure d’une année agricole des plus prolifiques. Les paysans espèrent qu’elle ne tardera pas à descendre de la montagne pour atteindre leurs champs qui ont tant besoin des dons de la nature que l’on n’a pas vus depuis de longs mois. Ils savent que le sol en pente des zones montagneuses, n’est irrigué convenablement que par la fonte de la neige dont l’eau s’infiltre doucement et va régénérer convenablement la nappe phréatique. Même s’il pleut sans arrêt depuis maintenant quatre jours, «la terre n’est mouillée qu’en surface. Il en faut beaucoup plus pour atteindre les profondeurs», estime un vieux fellah qui remercie le ciel de ses bienfaits. Bien que peu profitables, les pluies torrentielles, dit-il, sont les bienvenues mais elles ravinent le sol avant de rejoindre les oueds qui les charrient vers la mer. L’expression de «l’arrosage avec de la neige» très usitée chez nous, pour dire de quelqu’un qu’il est chanceux est significative de l’importance de la poudreuse. La population vit dès maintenant, au rythme de l’hiver. Les parapluies, les bottes sont déjà sortis et la tenue d’hiver est de mise. On attend les grandes chutes de neige de pied ferme, surtout que cette année, toute la commune profitera du gaz naturel.
A. O. T.
