L’OMS s’invite au CHU Nedir

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Une journée d’information a été organisée, hier, au CHU Mohamed Nedir de Tizi-Ouzou, avec la participation des représentants de l’organisation mondiale de la santé (l’OMS). L’objectif de cette rencontre est de «faire connaître l’OMS aux universitaires et au personnel qui travaillent dans le CHU, et ce, dans le but de comprendre la mission de l’organisation et sa manière de travailler avec les différents départements sectoriels en Algérie, notamment les ministères de la santé et de l’enseignement supérieur. Pour le deuxième objectif, et à travers cette présentation et les différents éléments qui seront apportés, on étudiera avec ce CHU la présentation d’une feuille de route au sujet des priorités définies par ce centre hospitalier en matière de thématiques sur lesquelles il souhaiterait être accompagné par l’organisation», a indiqué le Pr Bah Kaita, représentant de l’organisation mondiale de la santé en Algérie. Pour ce qui est du choix de Tizi-Ouzou, ce dernier a affirmé qu’il n’est pas «fortuit», «nous avons ici, à Tizi-Ouzou, tout les éléments qui peuvent renforcer ce type de partenariat, à savoir la disponibilité des différents enseignants que nous rencontrons dans les différentes rencontres scientifiques, comme ce fut le cas en 2013, lors de la célébration de la journée mondiale du Sida. Tizi-Ouzou avait été retenue, en ce sens, parce qu’elle est pionnière sur tout ce qui est prévention et extension du centre de prise en charge et prévention de la transmission mère-enfant. La disponibilité des responsables du CHU ont, également, motivé ce choix», dira le Pr Kaita. En outre, et en marge de cette journée, le Pr a annoncé que l’Algérie présentera, à l’OMS dans les semaines à venir, un dossier qui se portera sur l’expérience du pays dans l’éradication de la poliomyélite. «Depuis plus de 20 ans, aucun cas de poliomyélite n’a été déclaré par l’Algérie. L’OMS, dans le cadre de l’élimination de cette maladie, a mis en place un cadre de travail qui permet de documenter les différents éléments relatifs à la notification des cas de poliomyélite, à la surveillance épidémiologique de tout ce qui se porte sur les paralysies flasque aigues, mais également à tous les dispositifs qui sont mis par l’Algérie en termes de couverture d’accidents. Par rapport à tous ces éléments, l’Algérie a, donc, demandé à soumettre son dossier à l’OMS dans le but de l’examiner. Ça sera une très grande victoire pour l’Algérie. Je tiens également à souligner que l’Algérie est l’un des rare pays qui assurent l’achat de tous ces vaccins». Par ailleurs, le Pr Ziri DG, du CHU Mohamed Nedir, à de son coté, exprimé les thématiques et défini, entre autres, les axes sur lesquels le CHU aurait besoin de l’accompagnement de l’OMS. «En plus d’avoir un capital d’expérience très important, nous organisons plusieurs rencontres au niveau du CHU. On peut, donc, travailler sur pas mal de choses ! On a déjà réfléchi, ensemble, sur plusieurs pistes de travail, notamment l’organisation d’une rencontre sur la néonatologie. On vient de lancer, le premier novembre, la première garde au niveau du CHU. On peut aussi travailler sur la santé mentale telle que la schizophrénie &hellip,; le traitement du VIH. L’OMS est prête à nous aider même financièrement. Par ailleurs, on a aussi parlé de notre unité neuro-vasculaire, très active, qui s’inscrit dans le cadre du programme national du ministère de la santé», a-t-il déclaré. Il est à noter que l’OMS, en collaboration avec le ministère de la santé, a déclenché une enquête nationale appelée «STEPS» au sujet des facteurs de risques liés aux maladies non transmissibles «pour que nous ayons conscience des facteurs de risques en lien avec le diabète, le cancer … et sachions quelles sont les populations les plus touchées». Une première cession de formation des enquêteurs a été créée. Par ailleurs, pour ce qui est des priorités de l’Algérie, transmises à l’OMS dans un document présenté dans le cadre de la stratégie de coopération entre le pays et l’organisation lors de cette journée de formation, on distingue quatre axes principaux, à savoir la santé de la mère et l’enfant, la préparation aux épidémies, le renforcement du système de la santé et de la lutte contre les maladies non transmissibles. Selon la même organisation, les dispositions prises par l’Algérie sont conformes à 80% à celles de l’OMS. D’après cette dernière, L’Algérie fait d’énormes progrès.

Kamela Haddoum

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