Les cinquante locaux commerciaux, réalisés depuis près de trois ans au niveau du centre-ville de la commune d’El-Adjiba, à une trentaine de km à l’Est du chef lieu de Bouira, sont à l’abandon et ne cessent de se dégrader pour devenir un lieu privilégié des délinquants. Destinés initialement à absorber les activités commerciales informelles, qui longent la RN n° 5 qui traverse cette municipalité, ces 50 locaux n’abritent aucune activité et sont devenus le refuge des trafiquants de drogue, ainsi que de la débauche, et tout cela se passe sous les yeux des autorités communales. Lors d’une visite sur les lieux, nous avons trouvé des adolescents qui s’adonnaient à la consommation de drogue, et ce, en plein jour. Un fléau qui menace la stabilité de la population locale, notamment les jeunes victimes de l’oisiveté et de chômage. La plupart des commerçants illicites, qui installent leurs baraques de fortune sur les abords des ruelles de la ville ou de la RN n° 5, refusent de rejoindre ces nouveaux locaux situés à la sortie Sud de la ville. «Les commerçants refusent de s’installer dans ces locaux qu’ils jugent loin de la ville», a expliqué un responsable de l’Assemblée populaire communale d’El-Adjiba. Face à cette situation, et au lieu de les voir en dégradation continue, les locaux devront être affectés pour d’autres services pouvant être rentables pour l’économie locale. Depuis quelques jours, les services de la Gendarmerie nationale d’El-Adjiba mènent une opération coup de poing contre tout commerce informel qui commence à refaire surface dans cette commune. D’ailleurs, les quelques baraques de fortune installés près de la mosquée de la ville, et d’autres près de la RN 5 sont complètement démolies, a-t-on constaté sur place. L’opération se poursuit toujours pour mettre un terme à ce genre de pratiques commerciales informelles qui nuisent à l’économie nationale.
Toudert Sadi
